Prudence || En cours ||

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Prudence || This is the End ||

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 10 Avr - 10:14

    "j'entends le galop qui retentit dans la plaine...... Mais mes yeux restent aveugle à ce cheval invisible."

    Général :



    Nom : d’Elégancia

    Prénom: Prudence, Harmony

    Age : 19 printemps

    Nationalité : Eternal Snow

    Animal rattaché : Le cheval

    Métier : Veilleurs *militaire*




    Santé :



    Maladie : Rien si ce n’est une fragilité au niveau des articulations et une facilité déconcertante à se faire des hématomes un peu partout.

    Phobies :
    Une sainte horreur du feu, surtout les gros brasiers et la chaleur qu’ils dégagent ; ainsi qu’une claustrophobie certaine et poussée à son paroxysme qui l’empêche de rester bien longtemps à l’étroit dans une pièce.




    Plus particulièrement :



    Physique : Une fleur de lys virevoltant dans la brise légère, malmenée par le vent du soir, finissant sa course sur l’eau douce d’une rivière, emportée par le courant jusqu’à la mer avec un calme olympien. Voici l’image même qui s’impose dans nos esprit lorsque l’on pose nos yeux sur lui. Oui Lui, je le dis haut et fort mais contrairement aux apparences, ce bel androgyne est un homme. Même si ces cheveux sont longs, même s’il cueille des fleurs et même si ses yeux sombres sont cachés, parfois, par des cils longs et fins, même si sa silhouette est gracile, élégante, délicate. Tout chez lui respire la fragilité et la délicatesse d’une fille, pourtant il s’agit bien là d’un homme. Mais un jeune homme qui se fiche bien de savoir si les autres le considèrent comme une fille ou un garçon.
    De longs cheveux fins, d’un châtain certain, qu’il attache en deux mèches devant ses frêles épaules grâce à des bandes de soies blanches surmontées de grelots silencieux ; oui, ces grelots ne tintent pas et personne n’a réussi à comprendre pourquoi. Ces mêmes cheveux étant épais et surtout très long – ils descendent jusque ses mollets – il les nous aussi souvent en queue de cheval, toujours grâce à des rubans du même types. Une franche vient terminer le tout de cette coiffure étrange qui doit sans doute lui prendre de longues heures. Sous cette franche se dissimulent de fins sourcils clairs et peu expressifs qui surmontent de grands yeux bruns, oscillant entre l’ambre et le noir de la nuit suivant la luminosité, des yeux profonds, attirant, où le doute ne prend jamais place, des yeux doux seule chose expressive au final sur le visage de glace.
    Un nez légèrement pointu, des lèvres fines qui ne savent pas vraiment sourire, une peau de lait, pâle sans l’être trop. De longs doigts fins sur des mains tout aussi fines, une silhouette chétive qui semble si facile à briser. Mais une souplesse, une vitesse et un tact qui ferait se damner les meilleurs guerriers de la régions.
    Quant à ses vêtements, lui se fiche bien de savoir ce qu'il porte tant que c'est léger et que ça n'entrave pas ses mouvements. Il préfèrera dons des habits amples et élastiques à des choses près du corps où rigides.

    Etat psychologique : De l’animal avec lequel il a le plus d’affinité, Prudence a tiré cette fougue, cette franchise et cette manière bien à lui de ne jamais douter de rien tout en sachant les risques qu’il prends. Réfléchir après avoir agis semble être sa manière de vivre, même si cela n’amène pas que des avantage. De son pays natal, il a pris ce manque d’expression et ce calme olympien, comme une mer tranquille. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il ne s’énerve jamais, mais il fait preuve d’un grand sang-froid lorsqu’il s’agit de bagarres où de combats. Possédant un esprit ouvert, il semble pourtant détaché de tout, ne se mêlant jamais aux débats, parlant peu, s’écartant souvent des autres. On le dit agoraphobe et solitaire, choses qui ne sont pas totalement fausses mais pas totalement vraies non plus. Esprit torturé, hanté par de douloureux souvenirs, il possède quelques difficultés pour tisser des liens avec les autres, à établir des relations sociales. Pourtant il n’est pas antipathique, il est même plutôt du genre avenant, ne rechignant pas à discuter avec les autres. Mais il dégage ce quelque chose de froid, de lointain qui fait qu’on ne l’approche pas tout de suite. Surtout qu’on le prend pour une fille et qu’il ne fait rien pour qu’on pense le contraire… Au fond, cette situation l’amuse et puis il s’est promis de ne pas se couper les cheveux suite à l’accident (cf : biographie) ; alors il cultive le secret sur sa véritable nature tout en ne niant pas lorsqu’il est découvert. Oui, réellement, il s’en fiche, homme ou femme, ça ne change rien pour lui. Ca l’arrangerait presque même car ainsi on se méfie moins de lui lorsqu’il doit intervenir dans un conflit, il a juste à faire les yeux doux pour calmer les colères, ça marche très bien.
    Oui, notre hommes possèdent bien des tours dans son sac. Après tout il fait fi de ses problèmes relationnels lorsqu’il s’agit de s’acquitter à bien de la tâche qui lui a été confié. Mais personne n’arrive à le cerner, il y a toujours des zones d’ombres autour de lui, surtout qu’il dévoile très peu de choses à son sujet ; mais ce mystère le rend attirant, atténue un peu cet effet froid qu’il dégage.
    Ange ou démon ? Très bonne question à laquelle il est difficile de répondre. Ses qualités et ses défauts ne sont pas les mêmes pour les uns et les autres car il possède un manque de tact certains, il sait user de sous-entendu mais quand il a quelque chose à faire remarquer, il n’y va pas par quatre chemins, quitte à ce que cela blesse l’autre parti. Il n’y a qu’en cas de litige où il semble savoir se montrer diplomate. Et encore une fois il prouve qu’il cache beaucoup de choses.
    Car personne ne le connaît vraiment ; même sa compagne de tous les jours, si elle pouvait parler, semble incapable d’expliquer le mode de fonctionnement de cet homme aux multiples facettes…

    Biographie :

    Chapitre 1 : Le cheval

    « Maman ?… Papa ?… »

    Le cri résonna dans la maison, n’obtenant pour réponse qu’un silence glacé. Le bois craquait tout autour de l’enfant vêtu d’une simple chemise de lin blanche, les cheveux en bataille ondulant sur ses épaules. Il transpirait abondamment mais ca n’avait aucune importance ; cerné par les flammes, l’enfant avançait, courait, cherchait sa mère et son père, en évitant de se brûler du mieux qu’il le pouvait. Soudain, une voix, un cri, au loin, dehors. Il leva la tête, descendit les escaliers en grande partie mangé par le feu, se brûlant les pieds et les mains, mais ne s’arrêtant pas , courant jusqu’à la porte, courant jusque dehors, dans la neige. Il trébucha, tomba, roula dans la poudreuse, se relevant, les larmes aux yeux, présence de sa douleur et de sa peur sur son visage enfantin. Il regardait la maison de bois, la seule dans les environ, la seule sur cette terre de neige éternelle parsemée d’igloos, perdue dans la poudreuse à l’écart de toute autre vie, non loin des frontières avec le territoire des Kingburns.
    Les flammes dévoraient tout sur leur passage, réduisait en cendre la magnifique bâtisse des d’Elégancia. Et celui que tous prenait pour une fillette pleurait à chaude larme, assise dans la neige, les flocons parsemant sa chevelure de petites étoiles blanches.
    Un ultime cri, une ultime plainte, un ultime gémissement franchissant ses lèvres.

    « MAMANNN !! PAPAAA !! »

    Mais rien, toujours rien, rien d’autre que le silence infernal et profond de la nuit…
    Alors il était parti, il s’était enfui, courant dans la neige, les larmes aux yeux, appelé par une voix muette, le cri d’une âme aussi déchirée que la sienne et il avait fini par tomber dans la neige non loin d’un tout jeune poulain qui hennissait après sa mère, étendue dans la neige, sans aucun signe de vie. Une rencontre, un regard, un échange. Et soudain, tout fut sombre autour de lui…

    ~~°~~

    Au petit matin, l’enfant ouvrit les yeux sur un visage inconnu, les souvenirs de la nuit encore bien trop présents dans son esprit. Il se souvenait du feu, le feu partout, le feu qui avait tout ravagé, qui avait sans aucun doute tué ses parents. A cinq ans, on ne résonne pas comme un adulte, alors elle ne pouvait pas s’imaginer que ce soit un autre Infinien qui ait tué les siens. Ce qui, de plus n’était pas la vérité puisque cet incendie avait été causé par un sleeping Downien, soldat de la garde de Darkfull, se trouvant de passage et n’aimant pas la demeure, y avait simplement mis le feu. La suite, on ne peut que l’imaginer. Même si la neige tombe sans cesse sur Eternal Snow cela n’empêche pas le feu de vivre et de grandir lorsqu’il a de quoi manger.
    Ses grands yeux d’ambre étaient posé sur le visage endormi d’un homme entre deux âges qui semblait le tenir dans ses bras. Curieux, il regarda autour de lui mais il faisait encore trop sombre pour qu’il puisse connaître ou reconnaître ce lieu. La seule chose qui lui parut familière était l’animal couché un peu plus loin qui semblait dormir avec un air abattu et malheureux.
    La même douleur vive qui les habitait ; il délaissa les bras de l’inconnu qui soupira dans son sommeil et marcha jusqu’au petit équidé, se logeant contre lui, provoquant des frissons sur la peau du petit animal couleur de nuit. De là, il surveillait l’homme, faon sauvage ou rose pleine d’épines qu’il était devenu, jusqu’à ce que celui-ci ne s’éveille, le museau d’un chien venant chatouiller son cou.

    « Hm… Laye, arrête… tu m’chatouilles… hmf… Laye… »

    Un œil bleu s’ouvrit sur la pénombre puis un autre, brun cette fois-ci, alors qu’il s’étirait en baillant, observant les alentours. Il faisait chaud, Prudence transpirait abondamment et grelottait en même temps, peu habituer à tout cela. Il surveillait l’homme, le poulain contre lui, tout éveillé, faisant de même. Celui-ci se leva et entreprit d’avancer vers eux. Immédiatement, l’enfant bondit sur le côté alors que le jeune cheval se levait et fuyait du même côté ; deux paires d’yeux fixait le chien et l’homme qui semblait bien embêté.

    « Allons, allons, calmez-vous tous les deux, je ne vais pas vous manger. »

    Le chien eut un aboiement joyeux, sa queue balayant le sol, ses babines légèrement retroussées comme s’il riait et l’homme, en symbiose avec celui-ci éclata de rire en acquiesçant dans son sens, laissant Prudence sursauter. Etrange ces deux là, ils n’étaient pas du tout comme ses parents, pas du tout comme les deux ours aussi qui les accompagnait partout où ils allaient et sur le dos desquels il se promenait, avant. Oui, avant cette nuit, avant qu’ils ne fassent plus partit de ce monde.
    De nouveau les larmes lui montèrent aux yeux et il se remit à pleurer, coupant net les rires des deux autres, inquiétant le petit équidé qui lui donna un coup de nez rassurant.

    « Allons, ne pleure pas petite. Que t’arrives t-il ? »

    Des bras forts chauds mais étrangement doux se saisirent de lui sans qu’il ne cherche à résister. Le temps que les larmes cessent, que la douleur ne se tarissent et que les estomacs grondent, l’homme aux épaules robustes berça « la fillette » comme il l’appelait et prépara de quoi manger pour les quatre ventres creux qu’ils étaient.

    « Je me nomme Oliver, quels sont vos noms à tous les deux ?
    - … Prudence, Harmony d’Elegancia… »


    Il se tourna vers le poulain, lui posant la question muette, se contentant de plonger ses yeux dans les siens en fait avant de regarder de nouveau l’homme d’une trentaine d’années et de répondre sans aucune expression

    « Elle n’en a pas.
    - Je vais lui en choisir un alors, voyons…
    - … Non, c’est à moi de le faire. »


    Oliver fut surpris par les mots de cet enfant qu’il trouvait de moins en moins banal ; il semblait être le seul rescapé de l’incendie qui avait frappé Eternal Snow la veille et le poulain semblait orphelin aussi. L’un ne devait pas avoir plus de cinq ans et l’autres quelques mois à mois. Seuls, ils ne survivraient pas, ils allait donc falloir s’en occuper, et les deux amis avaient de la chance qu’il les ait trouver avant que la poudreuse ne les recouvrent. Enfin, il était venu pour l’enfant surtout, le poulain s’était contenter de le suivre, à quelques mètres derrières.
    Des réclamations de la part des estomacs affamés le rappelèrent à l’ordre et il soupira.

    « Bien, en attendant Prudence, il est temps de manger un peu ! »

    Chapitre 2 : Le tigre

    Silver Dream était un lieu charmant qu’Oliver semblait affectionner tout particulièrement mais que Prudence ne pouvait pas voir en peinture. Du haut de ces huit ans, le garçonnet tenait tête à son nouveau « père » pour tout ce qui le concernait ou tout ce qui concernait le jeune cheval noir sur le dos duquel il voyageait et qu’il avait prénommé « Laika » en souvenir de sa défunte mère. La jument se portait comme un charme, grandissait vite et semblait tout aussi borné que son cavalier : personne n’arrivait à l’approcher à part l’enfant. Et personne d’autre ne grimpait sur son dos aussi.
    Oliver avait bien des soucis avec ces deux jeunes imprudents qui possédaient un goût du risque assez impressionnant ; surtout pour une pouliche orpheline et un garçonnet chétif que tous prenait pour une fille. Ce qui, d’ailleurs, ne semblait pas vexer l’enfant le moins du monde.

    « Je ne rentrerai pas là-dedans. » finit-il par rouspéter, le cheval reculant en baissant les oreilles, le regard mauvais.

    Oliver soupira. Par les Dieux, qu’il était dur d’éduquer cet enfant ! Et de lui faire entendre raison surtout !

    « Je n’aime pas les lieux étriqués, tu le sais bien pourtant. Cela fait trois ans que nous vivons ensemble, Papa, et pourtant j’ai l’impression que tu ne me connais pas…
    - … Je ne sais de toi que ce que tu veux bien me montrer, Prudence… Mais aujourd’hui est un nouveau départ…
    - Allons-nous être séparés ?…
    - J’en ai bien peur, mais ne t’inquiètes pas, ce ne sera pas long.
    - Toutes ces cachoteries ne me plaisent pas.


    Mais Oliver ne pouvait pas faire autrement. Durant les trois ans qu’ils avaient passés ensemble, il avait essayé d’apprivoiser les deux compagnons du mieux qu’il le pouvait. Oui, de les apprivoiser car les deux jeunes étaient comme des animaux sauvages que la peur rendrait agressifs. Enfin, aujourd’hui il devait reprendre correctement son travail, il ne pouvait plus se permettre de donner trop de son temps à quelque chose d’autres et s’il gardait Prudence, il savait que l’enfant sensible malgré son masque d’indifférence, finirait par être blessé, par se sentir délaissé, voire abandonné… Et il voulait à tout prix lui éviter ça. Alors, il avait décidé de le confier aux veilleurs, aux militaires plus exactement. Même s’il ne possédait pas un animal comme ils en cherchaient, il possédait toutes les qualités pour être acceptés. Et puis, après tout, si c’était un membre du conseil qui le leur confiait, de plus un ancien militaire, ils ne pourraient pas refuser.
    Ainsi mena-t-il le châtain jusqu’à la caserne, où il échangea quelques rapides mots polis mais chaleureux avec le capitaine de la garde.

    « Bonjour, je viens vous confier une jeune recrue…
    - La jeune fille sur le cheval ?
    - Oui, si ce n’est que c’est un garçon.
    - Ah ! Bien, je suppose que ce n’est pas un hasard…
    - Non, vous en jugerez par vous-même. »


    Un même regard en direction de Prudence qui n’écoutait pas, bayait aux corneilles sur Laika, avait envie de bien d’autres choses que ce à quoi on la destinait. Il ne revint à lui que lorsqu’Oliver vint lui dire au revoir.

    « Et surtout soit sage ! Ne t’inquiète pas, ici tu n’auras pas le temps de t’ennuyer ! Je viendrais te voir souvent ! »

    L’enfant acquiesça à ses propos, glissa à terre et vint le serrer très fort dans ses bras en lui faisant promettre qu’il ne l’abandonnait pas, qu’il reviendrait vraiment le voir, le plus souvent possible, dès qu’il le pourrait, ce à quoi Oliver répondit par l’affirmative avant de reposer l’enfant sur le dos de la jument qui, pour une fois, ne s’écarta pas de lui.

    « Prend bien soin de lui Laika ! A bientôt »

    Un dernier sourire, un dernier jappement de Laye et ils disparurent dans le bâtiment. Alors, Prudence fit face à son « destin » derrière lequel se trouvait un magnifique tigre, une bête magnifique et puissante, qui les fixait avec comme une leur interrogative. Il ne devait pas avoir vu beaucoup de chevaux dans sa vie celui-là… pensèrent en cœur les deux jeunes sauvages. Et puis le garde s’adressa au garçon qui planta ses yeux vides dans les siens.

    « Bon, vient avec moi, jvais te présenter l’endroit où tu vas vivre et…
    - Il y a un jardin, un endroit qui soit à ciel ouvert ?
    - Euh oui il y en a un mais…
    - Alors c’est là que je vivrais
    - Je ne sais pas de quelle manière t’as éduqué Oliver mais ce n’est pas ainsi que cela fonctionne ici, petite…
    - Bien, dans ce cas je ne reste pas ici. »


    Le tigre s’était levé, avait grondé, s’était approché de quelques pas. Sa démarche était pesante mais gracieuse, cependant la jument avait couché les oreilles, réagissant au mécontentement de son jeune cavalier, son instinct lui dictant de fuir aussi. Tirailler entre ces deux sentiments, elle frissonnait en regardant le tigre s’approcher d’un œil mauvais. Elle montra les dents, peu avenante en renâclant, le prévenant, lui disant de ne pas s’approcher plus près. Elle n’avait peut-être pas de griffes ni de crocs mais elle possédait des sabots bien aiguisés et près à l’emploi.
    Le fauve feula, mauvais, mais s’arrêta néanmoins, obtempérant, sentant le garde hésiter sur la démarche à suivre : cet enfant avait quelque chose de spécial.

    « Si je dis ok, que se passera-t-il ?
    - Je ferai comme Oliver voudra : j’étudierai à vos côtés, je serai sage et j’écouterai avec patience…
    - Et si je dis non ?

    - Je vous l’ai déjà dis : je m’en irai et vous n’entendrez plus parler de moi. »


    De plus en plus inquiétant, et de plus en plus intéressant. Rien qu’à sa manière de parler, il savait qu’il valait mieux obtempérer s’il ne voulait pas avoir trop de soucis à se faire. Et puis s’il laissait l’enfant s’enfuir, Oliver – donc le conseil – risquait d’être de fort mauvaise humeur…

    « Bien. J’accepte ta requête mais c’est la seule chose sur laquelle je céderai, tu es prévenu d’avance.
    - Oui monsieur ! »


    Voilà qui faisait plaisir à entendre. Serein, le garde guida l’étrange couple dans les méandres de la caserne, espace tout réservé aux militaires qu’ils étaient.

    Chapitre 3 : Le Fennec

    Le bruit du bois qui se rompt résonna dans la vaste salle ; les combats cessèrent et tous les regards se tournèrent vers les deux combattant qui venaient d’émettre se bruit. Entre eux deux se trouvait un bout du bâton de bois qui servait aux entrainement, l’autre bout se trouvait dans la main d’un jeune étudiant à l’allure virile et aux joues rouges de honte ; en face de lui, son adversaire, Prudence, le jugeait de son masque impénétrable, ses yeux pétillant de malice, son arme à lui intact et encore prête à servir.

    « Rah, c’est bon, t’as gagné !
    - … C’est un entrainement, Aramis, ne t’énerve pas pour si peu. En combat réel, la moindre perte de sang-froid peut te conduire à la mort…
    - Bla bla bla, mademoiselle je-sais-tout ! »


    Quelques éclats de rires dans l’assemblée avant que les combats ne reprennent suite à l’intervention du « professeur » ; dehors, confortablement installé dans le petit jardin qui leur servait de chambre, Laika arrachait des bruns d’herbes avec véhémences, se remplissant la panse sans se soucier des combats qui avaient lieux dans la salle juste à côté. De toute façon, la jument prenait trop de place pour qu’ils l’acceptent dans la salle… Alors, aux entrainements, Prudence combattait toujours seuls. Parfois contre deux car ses amis/ennemis/adversaires combattaient avec leurs compagnons à poils ou à écailles pour améliorer leurs tactiques.
    Les yeux d’ambre de la jeune « fille » étaient toujours posés sur Aramis qui s’était éloigné boire un coup avec deux autres combattants ; ici, peu savaient qu’ « elle » était en réalité « il » si bien que, comme les filles n’étaient pas si nombreuses que ça, il avait pas mal de succès auprès de ses pairs. Surtout qu’il avait pris l’habitude de combattre en kimono, ce qui n’arrangeait rien pour son côté masculin. Mais les adolescents le craignaient autant qu’ils pouvaient l’aimer en secret, car il était l’un des plus malins, l’un des plus fourbes lorsqu’il s’agissait de combats. Bien sur, tous savait qu’il tenait ses bases d’un membre du conseil réputé pour son don au combat et personne ne se faisait d’illusion quant à sa maitrise de cet art. Ce qui creusait un peu plus l’écart qu’il entretenait avec les autres.
    Son prénom fut crié un peu plus loin, il détourna les yeux du beau combattant pour les poser sur le militaire chargé de leurs entrainements ; il se trouvait accompagner d’un autre jeune, une Kingburn, tout aussi talentueux que lui, et l’un des rares à connaître son sexe.

    « Elios, Prudence, le conseil souhaiterait vous confier une mission ; aller préparer vos affaire, vous partez quinze jours sur le territoire des Kingburn
    - Bien !
    - … »


    La mission allait s’avérer délicate, peu importe en quoi consistait cette quête : s’ils allaient dans le désert, le jeune homme allait souffrir de la chaleur pendant tout le séjour. Et donc Laika avec laquelle il partageait un lien très fort souffrirait de le sentir si mal… Cercle vicieux en l’occurrence. Mais il accepta quand même la mission, bien décidé à la mener à bien. Et puis son compagnon était du pays, le voyage s’annonçait sympathique.

    Ainsi partirent-ils le lendemain matin de bonne heure, Prudence sur le dos de sa compagne à crins, chargée aussi de leurs affaires, Elios à pieds accompagné de son fennec, un petit animal plein de vie qui courrait joyeusement autour d’eux. La mission était relativement simple : ils devaient porter jusqu’à la Pyramide de Kingurn où l’on vénérait Arthamos une relique qui se trouvait être un aigle de Grenat, pendentif qu’on avait installé autour du cou de Prudence en attendant. Sur le chemin du retour, ils devaient faire un détour par Osmos et par Eternal Snow pour tempérer les conflits aux frontières.
    L’aller se passa plutôt bien, l’échange avec Elios était facile si bien qu’il ne ressentit pas la solitude qui lui pesait habituellement ; la chaleur était dure à supporter mais il ne bronchait pas, ne se plaignait pas. Partout où ils allaient, ils furent bien accueillit, en grande partie grâce à son camarade qui connaissait un peu tout le monde. Et ils arrivèrent sans encombre jusqu’à la Pyramide où ils laissèrent leur bien.
    Le retour fut un peu plus mouvementé, car, quelques jours à peine après qu’ils soient arrivés à Eternal Snow, un conflit violent opposant des habitants des neiges à ceux du désert avaient éclatés et ils avaient du, tant bien que mal, tempérer les conflits ; il n’y eut que des blessés légers mais Prudence avait l’impression d’avoir mené sa mission à mal.
    La veille de la fin de ce périple, alors qu’ils gagneraient bientôt Silver Dream, Elios lui fit part d’une demande un peu particulière qu’il accepta volontiers : coucher avec lui.
    Pour Prudence cela n’avait aucune incidence, ce n’était ni la première fois ni la dernière et puis ça faisait un moment qu’il n’avait pas couché avec quelqu’un, ça ne pouvait que lui faire du bien.
    La nuit fut longue, torride, sexuelle, à l’abris dans leur igloo, à l’écart de tous et de tout, sur la neige fraiche, le châtain gémissant un peu plus à chaque geste qu’effectuait le blond. Et le lendemain ils reprirent leur route comme si de rien n’était. Parce qu’il n’y avait pas d’amour, juste du sexe et que c’était mieux que de ne rien faire alors qu’on en crève d’envie…


    Dix-neuf ans d’existence, l’absence de ses parents, la solitude ancrée dans son cœur, un avenir brillant, prometteur et pourtant un manque certains d’amour et de douceur.



    Sur le forum :


    Que pensez vous de l'histoire? J’aime bien mais ca fait trop « texte descriptif »

    Une suggestion de groupe? Ceux qui sont créer me conviennent parfaitement

    Aimez vous le design ? hm… Difficile, il manque un quelque chose pour moi, il manque de « vie » =/ mais j’arrive pas à le retranscrire Uu’

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Re: Prudence || En cours ||

Message par Peter Ice le Jeu 22 Avr - 8:09

fiche validée bon jeu
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Re: Prudence || En cours ||

Message par Prudence d'Elégancia le Jeu 22 Avr - 19:30

Thank you =p

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