Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

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Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Dim 25 Avr - 4:03

    Ce fut le chant des oiseaux qui sortit William de son rêve sans pour autant le réveiller. Non, ce qui l'avait réveillé, ce fut le contact avec le métal froid de ses jambes. Il sursauta, retirant rapidement sa main de sous sa couverture. Cette impression de gelure qu'on avait quand on touchait quelque chose de froid, il détestait ça. C'était encore la nuit dans les forêts d'Osmos. Il faisait chaud. William se leva alors pour s'habiller et il ne mit qu'un pantalon vu le temps qu'il faisait. Il s'attacha les cheveux d'un geste purement mécanique et sortit enfin de la tente qui formait une petite partie de leur campement. Il était partit avec une petite troupe de gens venant de Sleeping Down seulement pour faire les éclaireurs. Ils avaient tout de même le droit de tuer s'ils rencontraient ce qu'ils appelaient parfois les bêtes. Cependant, cet ordre ne devait être que pour les gens qui prenaient un pur plaisir à voir le sang des autres quitter leur corps.

    Aussitôt qu'il eut sortit de la tente, il y rentra, constatant qu'il avait oublié quelque chose. Par pure précaution, il prit ses deux dagues et les accrochas de chaque côté de ses hanches. Puis il ressortis, prenant une grande respiration pour profiter de cet air chaud. Il traversa le petit campement et alla donner un peu de compagnie à celui qui faisait le tour de garde. C'était un de ses amis, un androïde, lui aussi. En fait, il n'en avait pas l'air... parce que ce qui avait été remplacé était l'intérieur de son corps. Tous ses organes excepté son cerveau avaient été remplacés. Parfois, William le prenait en pitié parce que ça avait du être dur d'encaisser une telle chose. Lucas leva la tête vers William et aussitôt, lui demanda :

    Dis, tu peux aller chercher d'autre bois ? On est à court.

    Pensant passer du temps avec lui, William soupira, puis fit un hochement de tête positif.

    Donne moi une demi heure environ... peut-être plus étant donné qu'il fait noir.

    Puis il s'en alla dans les bois, fixant le sol à la recherche de bois sec pour alimenter le feu. Il marchait en pensant à toutes sortes de choses insignifiantes pour se divertir. Puis, ce fut le noir complet dans son esprit.

    * * *

    William reprit ses esprits en plein milieu de la forêt. Il avait une petite pille de branches de grosseurs différentes entre les bras. Il avait mal à la tête et se sentait étourdis. Waterhouse regarda autour de lui avant de lâcher un bruit de mécontentement. Il passa sa main sur sa tête et grogna. Il tourna encore une fois sur lui-même puis soupira. Il avait eu un trou noir. Une autre de cette saleté venait de lui faire perdre un moment de sa vie. Surtout que là il n'avait aucune idée du chemin qu'il avait prit pour se rendre jusqu'à cet endroit de la forêt. Ça lui arrivait souvent ce genre de chose. Parfois, il parlait avec un ami, puis il avait un moment de noir complet jusqu'à ce qu'il se retrouve à un endroit complètement différent. Pour lui, c'était comme s'il s'était évanoui, mais pour les autres, tout le long de son absence, ils lui avaient parlé et William avait continué de vivre. Cependant, quelque chose lui avait fait oublier ce moment de sa vie.

    Cependant, il était mal. Il ignorait combien de temps son trou noir avait duré. Il faisait encore noir, mais il était aussi complètement perdu. Il continua de regarder autour de lui jusqu'à ce qu'il entende quelque chose. Des bruits de pas qui, semble-t-il, arrivaient par là. Sur ses gardes, il laissa le bois qu'il avait ramassé et posa ses mains sur ses deux dagues. Il alla ensuite se cacher derrière un arbre. Si c'était un infinien, il était mal. Il n'était même pas habillé pour se battre ! Par exemple, si c'était ceux de son camp qui s'étaient mis à le chercher parce qu'il avait marché trop longtemps alors il serait sauvé parce que William était très loin d'avoir le sens de l'orientation.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Dim 25 Avr - 19:03

    La crinière ondulait dans un mouvement fluide, comme une vague sombre sur la peau d'ébène ; la grande jument noire possédait une démarche tranquille, un pas léger qui berçait son cavalier, endormait ses sens et ses craintes, devenu comme un fétu de paille balloté par un vent doux mais puissant. Il était vêtu d’un magnifique kimono couleur de neige parsemé de pétales de cerisier, épousant la même forme d’ondulation que les crins de l’équidé qui avançait sans relâche entre les arbres de la dense forêt d’Osmos. Ici, les rayons de lune ne perçaient pas, ou très peu, si bien que la jument en devenait presque invisible ; Prudence donnait alors l’impression d’être un fantôme en pleine sieste, divaguant à une hauteur déjà respectable sans se soucier de rien, évitant juste de « traverser » les grands chênes, les « maîtres » de ce bois.
    La raison de sa venue ici était bénigne, un litige à la frontière avec le territoire de Kingburn auquel il avait dû mettre fin. Vous savez comment son les Kingburn, n’est-ce pas, ces hommes au tempérament tout feu tout flamme qui revendiquait une partie de la plaine que possédait les Osmoniens car « leur » sable empiétait dessus. Bien que diplomate, il avait fini par prendre les armes et par se dresser entre les deux peuples pour éviter une bataille sanglante.
    Ah, quel héros me dites-vous ! Et bien non, le châtain n’était pas fier de ce qu’il avait fait, il possédait peut-être un sens du combat inné mais il avait horreur de devoir régler les conflits de cette manière là. Enfin, ce qui était fait, était fait, ce n’était la peine de revenir en arrière et de s’apitoyer sur le passé, d’ailleurs il l’avait en grande partie occulté, préférant regarder son présent, les yeux tournés vers l’avenir. Ainsi s’en retournait-il chez lui, traversant les bois denses d’Osmos sans se soucier des éventuelles rencontres qu’il pouvait y faire. D’ailleurs, il ne se doutait absolument pas qu’un groupe d’éclaireur venu d’ailleurs se trouvait en ces lieux tranquilles.

    Lorsqu’on détaillait le « fantôme » d’un peu plus près, on pouvait alors s’apercevoir qu’une lanière de cuir noir lui déchirait le corps, le scindant en deux parties inégales, passant sur l’emplacement de son cœur ; dans son dos, se trouvait une épée simple et fine, bien à l’abri dans son fourreau. Mais il était bien rare que le jeune militaire ne s’en serve, elle était surtout une manière détournée de prévenir qu’il était armé et que, si le besoin s’en faisait sentir, il était tout à fait apte à s’en servir. Pourtant, cette arme était bien plus décorative qu’on ne pouvait y songer, son véritable armement se trouvant dissimulé sous un pan de son vêtement de soie.
    Ce qui l’alerta et lui fit remarquer la présence de quelqu’un d’autre en ce lieu sombre ? L’absence de vie animale. Ils se trouvaient dans une forêt silencieuse qui aurait dû raffoler de bruits, de cris, de gémissements, de piaillements en tout genre. Ce qui n’était pas normale du tout… Se réveillant quelque peu, il se redressa, caressa la peau douce de l’encolure et il chercha, sonda les environs pour Le trouver. Car il ne pouvait pas être bien loin, l’ennemi, cet ennemi qu’il ne voyait pas encore mais que Laika sentait déjà.
    Et bientôt, il le vit, lui, le bel androïde perdu dans les bois, alerte, cherchant sans doute ce qui se trouvait être à l’origine des nombreuses branches cassées qu’on avait entendu résonner dans la forêt. A présent il pouvait voir, le regardant de haut, la cavalière solitaire et sa monture en train de le fixer. Un frisson parcouru l’échine de Prudence, quelque chose dans cette situation le dérangeait. Peut-être le fait que William soit seul et qu’il sente beaucoup trop l’homme à son goût ? Sans doute même, le grand conseil s’inquiétait des fumées noires et du calme latent de Sleeping Down et la peur qu’il ressentait était retombée aussi sur ses hommes de combat. Ainsi Prudence ignorait-il beaucoup de choses sur cette situation mais il possédait assez d’information pour comprendre que l’homme en face de lui et sa solitude n’avaient rien d’anodin. Qu’il devait venir de là-bas. Et s’il avait dégainé c’était sans doute plus par précaution, par crainte, que par envie de le tuer, n’est-ce pas ? De toute façon, s’il engageait le combat, il risquait d’avoir du répondant ; Laika renâcla lorsque l’adolescent se laissa glisser à terre, son attitude pacifiste alors qu’il délaissait son épée au pied de l’arbre le plus proche, s’approchant de l’homme de manière à ne pas l’effaroucher. On n’est jamais trop prudent.

    « Vous ne semblez pas d’ici… Seriez-vous perdu, à tout hasard ? »

    Il espérait que ce soit le cas, que cet homme à l’allure plus que charmante – bah quoi, Prudence était sujet à ses hormones, comme tout adolescent qui se respecte ! – car il n’avait aucune envie de devoir engager un nouveau duel, de devoir verser du sang, de devoir user ses forces pour une cause encore plus vaine que celle qui l’avait menée dans ces bois. Son visage était impassible, seules ses lèvres avaient bougées et tout dans son attitude montrait que cette situation le laissait de marbre. Il n’y avait que son regard qui semblait vivant, ses yeux s’animaient de divers sentiments en particulier la surprise et l’incompréhension.

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Mer 28 Avr - 3:06

    D'un certain côté, peut importe de qui il s'agissait, William espérait que la personne ne l'ait pas localisé. Qu'elle allait passer son chemin sans le remarquer car il se cachait tant bien que mal dans l'ombre de la nuit. Cependant, sa peau plutôt blanche l'empêchait de bien se cacher. C'est pourquoi il remarqua bientôt qu'une personne l'avait repéré. Trop loin pour qu'il la discerne, mais elle avait les formes d'une femme. Elle était sur un cheval et elle semblait le regarder. L'androïde, sur ses gardes, commença à dégainer une de ses dagues en voyant l'étranger devant lui, une arme à la main. Il la fixait intensément, comme s'il espérait intérieurement qu'elle regarde autre chose que lui, qu'elle ne l'ait en fait pas vraiment vue. Mais d'un certain côté, William était mal habillé pour se battre. Il ne portait qu'un pantalon d'ailleurs. Il souhaitait toujours intérieurement que cette personne s'en aille, parce que, décidément, cette personne là n'était pas quelqu'un de son camp qui s'était mis à sa recherche. Il estima que sa perte de conscience n'avait pas duré si longtemps malgré tout le bois qu'il avait ramassé.

    Parlant de bois... William espérait aussi que l'inconnu ne remarque pas non plus la pille de branches sèches à ses pieds. Au mieux, il pourrait penser que William était seul et qu'il campait dans la forêt étant donné qu'il n'avait pas l'air de venir d'ici. Mais au pire, s'il était intelligent, il penserait qu'il y avait un campement quelque part.

    Si alors tout ça ne le mettait qu'en danger, que cette personne, qui dans l'obscurité semblait être une femme, pourquoi ne la tuerait-elle pas. S'il le faisait, alors tout serait réglé. C'est en pensant cela que William dégaina une seule de ses deux dagues et il continua de regarder froidement la personne devant lui qui s'approchait sans montrer d'hostilité. Mais bon... on lui avait dit que s'il rencontrait des intrus, il avait l'autorisation de les tuer... mais alors... si cette personne réussissait à s'en sortir, tout le monde à Osmos pourrait apprendre la venue des Sleeping Down. William ferma les yeux et se mit à réfléchir, la personne devant lui toujours en train d'avancer avec une certaine méfiance, maintenant qu'il avait lui aussi dégainer. Pourtant, quand il rouvrit les yeux, il remarqua que l'arme de l'autre reposait au sol. Il n'Avait donc aucune hostilité envers lui. Que devrait-il faire alors ?

    Improviser.

    Voilà. Il devait se prendre pour quelqu'un d'autre. Éviter que cette femme (si c'était bien une femme) ne découvre pas qu'il était un ennemi et, si elle le découvrait, la tuer. Voilà. William rangeas donc son arme et se forgeas un regard dépourvu de toute émotion, aussi froid que le regard des Eternal Snow. Il avait vécu avec eux pendant 12 ans. C'était assez pour qu'il sache comment imiter leur inexpressivité. Il ne réagis pas tout de suite à la question de l'étranger. Il l'examina en premier lieu. Vu son accoutrement, c'était une femme. Mais elle n'avait pas de poitrine aussi petite soit-elle. Ce serait un homme alors ? Bon... on va dire un homme plutôt féminin. Toujours sur ses gardes, William répondit d'un ton neutre.

    Vous avez raison. Je suis un Eternal Snow. Je voyage depuis déjà deux ans... mais je me suis perdu en chemin. Il faut dire que cette forêt est vaste.

    Autant engager une simple conversation innocente, de cette façon, il (si ce n'était pas elle) ne saurait jamais qui il était vraiment... sauf s'il avait quelqu'un de vraiment perspicace devant lui. C'était mieux comme ça. Parce que si ils avaient engagé un combat, il aurait été évident que William était un ennemi. Il continua donc de fixer l'homme devant lui sans prononcer un autre mot, attendant une réponse de la personne qui lui faisait face, posant parfois ses yeux sur l'arme au sol puis sur le cheval pour ensuite se mettre à observer chacun des mouvements de l'étranger. D'un certain côté, William espérait ne pas à avoir à tuer cet homme...
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Jeu 29 Avr - 12:37

    Lui ressemblait à un esprit fantasmagorique dans son beau kimono blanc et Will à un guerrier venu d’un autre temps, d’un autre monde peut-être, d’un autre esprit, avec sa peau nue et tendue sur les muscles magnifiquement bien dessinés de son torse. L’androgyne le dévorait littéralement du regard, se laissant porter par la douceur de ses gestes et de ses pas, se rapprochant méthodiquement. Car rien n’arriverait sans doute jamais à surpasser sa méfiance naturelle, cette méfiance que ne peuvent posséder que les proies naturelles des grands carnivores… Car Prudence avait tiré de son « animal totem » la méfiance et les réflexes de fuite ; il avait aussi tiré l’arrogance et le courage des étalons meneurs de troupeau.
    Drôle de mélange, pas toujours facile à gérer. Cependant il n’y avait en lui aucune once de peur, ainsi qu’aucune once de sournoiserie. Et c’était naturellement franc qu’il s’avançait vers le bel inconnu.
    Il trouvait dommage que ce ne soit la nuit, peut-être aurait-il pu mieux le voir à la clarté du jour, mieux le détailler, mieux se délecter. Mais laissons-là les envies crues de notre protagoniste qui avait cessé d’avancer au final, remarquant du coin de l’œil le tas de bois à ses pieds, n’en faisant aucun commentaire. Si ses théories étaient justes, il fallait se monter doublement prudent : qui sait ce dont cet être était capable ? Pas lui en tout cas, même en tant que guerrier.
    Car oui, malgré l’androgynie frappante dont il était doté, l’adolescent était un homme d’arme, de combat et ce qu’il préférait était sans nul doute le corps à corps. Ironique n’est-ce pas, venant de la part de quelqu’un possédant une carrure aussi frêle ?! Surtout comparé à un adversaire comme William… Qui ne semblait fait de muscles et uniquement de muscles. Mais ce détail n’insinuerait jamais la peur dans l’esprit et dans le cœur de l’étalon cuivre, car il ne s’arrêtait pas à ce genre de détail et sa détermination, son manque de doute lui avait rapidement appris que seul l’avancement d’un combat pouvait donner le goût de la victoire ou de la défaite. Pas de simples prémices qui ne verrait, avec un peu de chance, jamais le jour.

    Plus il observait cet homme et plus Prudence lui trouvait quelque chose de familier, quelque chose qu’il possédait lui-même. Peut-être ce manque d’expression, cette voix neutre qu’il avait employé pour répondre à sa question ou encore cette méfiance qui émanait de tous les pores de sa peau ? Peut-être oui. A moins que justement la raison fut-ce qu’il venait lui aussi d’Eternal Snow… Alors, mensonge ou vérité ? Se serait-il trompé ? Ces questions n’effleurèrent pas son esprit bien longtemps, Pru_chan n’était pas un homme de réflexion, bien qu’il savait se servir de sa tête à la perfection, non, il était un homme de terrain loyal et infaillible que le doute venait bien trop rarement déranger. Aussi resta-t-il sur sa première idée : cet homme venait de l’autre territoire, celui qui inquiétait le grand conseil. Mais il n’en dit rien, ne démentit pas ses propos, se contentant d’acquiescer, esquissant un très très très léger sourire avant de lui donner une réponse plus… adéquate disons.

    « Je comprends… Je viens moi aussi d’Eternal Snow, peut-être pourrais-je vous aider… ? »

    Il marqua un temps d’hésitation à la fin de sa phrase ne sachant comment le nommer, ne connaissant pas son nom. Bien sur il avait feins de croire à cette histoire mais il avait fait fondre un peu de la méfiance qui courait dans ses veines ; tactiques pour essayer de se rapprocher un peu de lui, d’en savoir plus, en se montrant un peu plus avenant. Car au fond, la solitude lui pesait et il n’était pas mécontent de croiser un « compagnon ». Bien sur il avait Laika mais ce n’était pas la même chose, le lien qu’il partageait avec elle était trop fort. Justement cette dernière frappa le sol de son antérieur droit, en signe d’impatience, renâclant en regardant William. Visiblement, elle ne partageait pas totalement le point de vue de son compagnon et ne le trouvait pas du tout à son goût ; mais elle fut totalement ignorée, Prudence continuant de regarder l’androïde sans se douter vraiment de qui ou de ce qu’il était. De toute manière, il était encore bien assez vigilant pour agir le temps venu, si les choses tournaient mal du moins. Il ne lui faudrait, grâce à ses longues heures d’entrainement, qu’une microseconde pour sortir son arme et contrer une éventuelle attaque.
    Bien qu’il n’en avait pas la moindre envie.
    Un court instant il ferma les yeux, se détachant de lui, de ces yeux de glaces, s’enivrant de l’air nocturne qui pénétrait ses poumons.
    Il ne posa aucune question quant à un éventuel compagnon animal, on racontait que les gens de « là-bas » n’en possédaient pas… Et il ne voulait pas éveiller ses soupçons, lui faire comprendre qu’il savait qu’il mentait. Enfin bref, vous comprenez quoi.

    « Je me nomme Prudence. Voulez-vous sortir d’ici avant le matin ou aviez-vous prévu d’y dormir ? »

    Dans l’un ou l’autre cas, il se ferait un plaisir de rester en sa compagnie. Jouant les ingénus à la perfection, son sourire était devenu un peu naïf. Mais toujours aussi faible. Parce qu’il faisait partit de ces gens qui avaient du mal avec les expressions faciales. Et que ce simple sourire représentait un effort énorme. Il n’y avait vraiment qu’en plongeant son regard dans le sien, si pénétrant, qu’il était facile de s’immerger dans sa conscience. Et à ce moment là, ces prunelles riaient.

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Ven 30 Avr - 21:14

    William ne se pensait pas que Prudence se doutait de quelque chose. En fait, il en avait l'impression, mais il ne voulait pas y croire. De toute façon, s'il n'en parlait pas, ça voulait simplement dire que ça ne le dérangeait pas ou seulement qu'il ne voulait pas faire des conclusions trop hâtives. Il restait donc en permanence sur ses gardes si par hasard l'homme devant lui décidait de lui en parler. Sa main restait tout près de son arme sans pour autant que ça ne paraisse qu'il veule s'en emparer. L'homme devant lui était pourtant bien chaleureux. Alors pourquoi ne lui faisait-il pas confiance ? Était-ce parce qu'il était un Eternal Snow ? Non. Parce qu'il n'en était pas vraiment un. Il avait seulement eu un gigantesque trou noir jusqu'à ce qu'il arrive là-bas. Était-ce alors simplement parce que l'homme devant lui était supposé être un ennemi ? Sûrement. Et le plus simple serait de le tuer au lieu de s'emmêler dans cette histoire.

    Un autre problème. Prudence semblait s'intéresser à notre cher William. Celui-ci en était quelque peu embarrassé. Il évitait parfois le regard de l'homme pour revenir à lui. D'un autre côté, il voulait lui aussi en savoir plus sur cet homme. Il était gracieux et son allure féminine lui donnait une certaine attirance. Mais il ne pouvait pas faire l'idiot maintenant. Une équipe de recherche allait probablement être bientôt lancée pour le retrouver. D'un autre côté, Prudence avait l'air trop frêle pour savoir se battre. Il en aurait fini rapidement s'il choisissait de le tuer.

    Et la malchance continuait de poursuivre Will. Il entendit Prudence lui annoncer que lui aussi était d'Eternal Snow. Ça allait de mal en pire. Souvent rencontrer quelqu'un de notre même ville natale n'aidait jamais à la situation... surtout si notre but était de cacher notre identité. Et malgré toutes ces pensées qui traversaient l'esprit de notre androïde, son regard restait de glace, complètement inexpressif. Avec le ton qu'employa l'homme efféminé à la fin de sa phrase, Will savait que celui-ci voulait savoir son nom.

    Ah... je m'appelle William.

    L'androïde leva brusquement les yeux vers le cheval qui s'était mis à renâcler violement. Waterhouse se mit même à le fixer avec insistance. Elle semblait fâché... elle se méfiait de lui, car elle aussi le regardait fixement.

    * Tu sais ce que je suis n'est-ce pas. Tu sens que je suis dangereux. Mais tu a beau tout essayer pour te faire comprendre, tu te fais ignorer... *

    William reporta ensuite ses yeux sur Prudence et se mit à réfléchir un instant à sa question. Puis, il répondit.

    Je comptais camper dans la forêt puisque je m'étais perdu. Ça me ferait plaisir d'avoir de la compagnie.

    C'était cruel. Au fond, William savait que la meilleure façon pour lui de se faire retrouver était de rester au même endroit. Puis, si Prudence restait avec lui et que les autres le retrouvaient, ils seraient plusieurs contre lui et seraient assurés de pouvoir le tuer. C'était peut-être cruel, mais c'était la seule façon pour lui de garder son secret... et si il découvrait qu'il était un ennemi avant que les autres n'arrivent, il tenterait de le tuer seul... c'était le mieux à faire.

    William baissa les yeux sur la pille de bois. Finalement ça lui serait tout de même utile.

    J'avais commencé à ramasser du bois pour un feu.

    Tout ce qu'il avait à faire était de ne pas s'attacher à cet homme.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 1 Mai - 10:30

    William. Le nom tinta doucement au creux de son oreille, résonnant jusqu’au plus profond de son être ; la façon de prononcer ces syllabes ou, en réalité, juste de voir l’androïde lui faisait aimer son prénom plus qu’un autre. Bien qu’il n’y avait, dans l’histoire, aucun « sentiment » présent, enfin pas comme on pouvait l’entendre. Mais, oui, Prudence n’avait pas froid aux yeux, la méfiance et l’envie se battaient toujours en duel au fond de son cerveau pour décider qui serait celui qu’il devait suivre. De plus, ne laissant pas le doute s’installer dans son esprit et agissant comme il l’entendait en toute circonstance, il y avait peu de chance de le voir fuir devant un ennemi. Sauf en cas de combat inéquitable, comme dans les embuscades où il n’y avait pas forcément le choix…
    Il ne fallait pas confondre « courage » avec « témérité » et même si le jeune Eternal Snow connaissait sa force, n’était pas aussi faible qu’il le laissait croire, il connaissait aussi ses limites. Si bien qu’à un contre dix contre des soldats même moyens, il avait peu de chance de s’en sortir indemne. Il n’était ni un dieu, ni un magicien, il était un homme et ne pouvait être infaillible dans certaines situations. Et s’il était habité par l’âme d’un étalon, ce n’est pas pour autant qu’il perdait ses moyens à la première défaite venue… Enfin tout cela pour dire que si les amis de William comptait rappliquer en bande, il délaisserait sa « proie » et fuirait au grand galop en slalomant entre les armes sans se poser plus de questions. Ce n’était pas ses Sai ou même l’épée posée au pied de l’arbre qui allaient pouvoir améliorer la situation.

    Mais revenons à nos moutons. Laika fixait toujours l’androïde avec un mélange de crainte et de colère. En effet, elle n’était pas dupe et elle ne voyait pas vraiment comme Prudence pouvait l’être, ce n’était absolument pas dans ses habitudes. Les chevaux sont des animaux intelligents et extrêmement sensibles, la jument noire ne faisait pas exception. Cependant il y avait des jours où elle ne comprenait vraiment pas ce qui pouvait passer par la tête de son seul et unique cavalier. Dotée d’un fort caractère, elle ne se laissait que rarement marcher sur les sabots ; et cet homme puissant en face de Prudence ne lui disait vraiment rien qui vaille. Son instinct lui criait de fuir, de prendre ses jambes à son coup avant que la mort ne vienne leur tenir compagnie ; mais elle ne l’écoutait pas, essayait d’atteindre le châtain, sans effet. Et le regard qui venait de plonger dans le sien était comme un affront.
    Si bien que la seconde fois que son antérieur frappa la terre, c’était en signe d’une grande colère. Ses oreilles totalement plaqué sur son crâne, elle se montrait intimidante. Même si ça ne devait pas avoir un grand effet sur le Sleeping Downien… Bien que les équidés soient dépourvus de griffes et de crocs, ils n’en restaient pas moins dangereux ; un coup de sabot bien placé pouvait vous envoyer dans l’autre monde. Après tout, les chevaux n’étaient pas de petits animaux. Surtout dans ce cas précis. Et ils n’étaient pas léger non plus.
    Cependant, une voix calme ramena tout de suite la jument dans son état normal, Prudence avait fini par se tourner vers elle et par croiser son regard.

    « Laika, nous passerons la nuit ici. Va donc trouver la source la plus proche, que l’on puisse avoir de l’eau s’il te plait… »

    Le jeune homme comprenait tout à fait les réactions de l’animal mais il ne pouvait la laisser continuer ainsi, elle risquait de compromettre ses projets pour la nuit – qui d’ailleurs n’avaient pas vraiment beaucoup de chance de réussir. Car si Pru_chan fixait William avec une attention toute particulière, lui faisant clairement comprendre qu’il était tout à fait à son goût, le regard qu’il avait eu en retour ne possédait pas la même curiosité. Il était même légèrement fuyant, comme embarrassé. Il faudrait donc qu’il se montre ingénieux pour réussir à avoir ce qu’il cherchait. Enfin, il avait toute la nuit devant lui, du moins jusqu’à ce que de sempiternelles ennuis – il y en avait toujours, il semblait les attirer comme la peste – n’arrivent… Donc il était à la fois pressé et pleins de patience.
    Choisissant de faire croire à William qu’il croyait à son histoire, il avait donc laissé la jument partir au petit trot dans la forêt. Elle ne risquait rien, il la connaissait par cœur et la savait aussi méfiante que lui. De plus ses sens étaient beaucoup plus aiguisé que les siens, si le moindre doute osait s’insinuer dans son esprit, elle l’avertirait du danger, peu importait la distance. Le plus gros avantage du lien qui les unissait, sans aucun doute.

    « Je suis heureux de pouvoir vous tenir compagnie dans ce cas. La solitude n’est pas quelque chose de très agréable lorsque l’on dort en terre inconnue… »

    Oui, « heureux ». Même s’il ne faisait aucun doute que malgré ses longs cheveux savamment coiffés et agrémentés de grelots, sa silhouette gracile et son visage aux courbes typiquement féminines, William avait dû se rendre compte depuis longtemps qu’il n’était pas une femme. Du moins, s’il était un guerrier observateur ; ce qui semblait bien être le cas.
    Il avait parlé de dormir, mais il doutait fortement que l’un comme l’autre allait réussir à trouver le sommeil tant qu’ils seraient ensemble autour. Après tout, ils étaient, d’une certaine manière, des ennemis. Même si Prudence se refusait à engager un combat et à chasser cet individu de ces terres sauvages et sacrées. De toute façon, il était libre, ce n’était pas une mission, donc c’était comme il en avait envie. Il ne fallu pas longtemps à la jument pour localiser la rivière. Si on omettait le frissonnement du vent dans les arbres, on pouvait entendre la course de l’eau dans son lit. A moins d’un kilomètre de l’endroit où ils se trouvaient. Bien, c’était parfait, car la soif commençait à se faire sentir ; et grâce à un système ingénieux, la jument s’occuperait toute seule de ramener de l’eau. Comment ? Grâce à l’outre qui se trouvait contre l’une de ses épaules et qu’on ne peut distinguer dès que le soleil décline.
    Il ne restait plus qu’à régler le problème de la nourriture, car lui n’avait rien avalé depuis le midi et cette rencontre inopinée lui avait ouvert l’appétit.

    « Avez-vous de quoi manger, ou faut-il partir chasser ? »

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Mer 5 Mai - 23:35

[J'ai mis un peu de temps ^^']


    William n'était pas dupe. C'était évident, que Prudence ne croyait pas un mot de ce qu'il disait. Ça paraissait en quelques sortes que l'Eternal Snow devant lui connaissait son secret, ou s'en doutait tout simplement. Ça le rendait un peu nerveux et il ressentait le besoin de prendre son épée en main. Et pourtant, il n'en faisait rien, cachant chacune de ses pensées avec un regard froid, sans émotion. Et puis, si Prudence ne lui en parlait pas, il n'avait qu'à ne pas en parler à son tour. C'était aussi simple que ça. Tant et aussi longtemps que l'impression du jeune homme n'était pas une certitude, William allait continuer à jouer la comédie. Il continuerait donc de faire semblant jusqu'à ce qu'il soit forcé de le lui avouer. Pour l'instant, ses pantalons ne laissaient pas douter une seconde qu'il avait des jambes en métal.

    L'androïde reporta une seconde fois ses yeux bleus sur la jument. Celle-ci était complètement furax et le fixait avec haine. William la dévisagea à son tour, posant, par prudence, sa main sur la garde d'une de ses dagues. Cet animal était plus brillant qu'il ne l'aurait pensé. Il était parfaitement certain que William n'était pas le genre d'homme fréquentable. Et la jument savait tout ça avant même que son maître ne s'en rende véritablement compte. Quand Prudence se retourna enfin pour calmer sa monture, William montra enfin son vrai visage.

    À l'intention de l'équidé, Waterhouse esquissa un grand sourire. Dans ses yeux brillait une étincelle d'arrogance, comme s'il voulait narguer la jument. En fait, on pourrait presque dire que William a deux personnalités. L'une rattaché à son animal et l'autre relié au clan avec lequel il n'appartennait pas vraiment. L'androïde ignore complètement où il est vraiment né. Il s'est fait recueillir par des Eternal Snow et pendant les 12 années avec lesquels ils ont vécu ensemble, il a fini par se forger la même personnalité que la plus part des autres habitants avaient. Mais en réalité, le bélier est loin d'être quelqu'un de glacial. William ne porte en fait qu'un double masque. L'un qui cache sa véritable personnalité et l'autre qui cache la chose qu'il est vraiment. Le bélier est quelqu'un d'expressif, d'énergique. Parfois provocateur et souvent facilement provoqué. Cependant, étant donné qu'il cachait tout ça sous un masque, sa deuxième personnalité était froide, un peu réservé et soumis quand il s'agissait des Sleeping Downiens.

    William regarda le cheval partir au petit trot et se reforgeas en peu de temps le même regard qu'il avait. Il fit un sourire en coin quand Prudence lui confia qu'il était content de pouvoir lui tenir compagnie.

    Il voyait bien que Prudence s'intéressait à lui. Celui-ci ne semblait pas vouloir le cacher non plus. Mais cette curiosité dans son regard embarrassait william en quelques sortes. Si un homme venait à s'intéresser à lui alors que c'était le cas que pour très peu de gens, comment voulez-vous qu'il le regarde ensuite mourir sans rien dire ? C'était presque cruel de le regarder de cette façon.

    Alors qu'il regardait toujours Prudence, immobile et silencieux, William sentir quelque chose couler de son nez. Il s'essuya distraitement du revers de la main jusqu'à ce qu'il remarque que la substance était rouge. Il soupira et s'essuya une deuxième fois, cette fois à l'aide de l'autre main. Ça faisait souvent ça quand il revenait d'un trou noir. C'était presque à chaque fois, mais des fois ça n'arrivait pas. William reposa ses yeux sur l'homme en face de lui, en espérant intérieurement qu'il ne lui pose pas de questions à ce propos. Au pire, il n'aurait qu'à mentir... D'un autre côté, qu'est-ce que ça lui donnerait de le questionner sur un saignement de nez. Plein de gens saignaient du nez pour aucune raison... sauf William, mais ce n'était qu'un détail.

    Voulant arrêter d'y penser, William répondit à la question qu'avait posé Prudence un moment plus tôt.

    Je n'ai pas apporté de nourriture avec moi, je pensais pouvoir atteindre un village pour qu'on m'y héberge, mais je n'avais pas prévus que j'allais me perdre. Alors je crains qu'il va nous falloir chasser.

    Sur ces mots, William fit dos au jeune homme et commença dès l'ors à marcher.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Jeu 6 Mai - 17:10

    Elle trottait allègrement dans la forêt, profitant du vent qui faisait onduler ses crins, glissait sur sa belle robe sombre comme une douce caresse tendancieuse, provoquant en elle une joie indicible ; mais ces sensations, cette gaîté qu’elle pouvait ressentir, ces émotions, toutes, étaient gâchées par le sourire, le regard, ces derniers instants où elle avait plongé ses grands yeux noirs dans ceux de l’androïde. Un frisson couru sur son dos à ce souvenir encore frais dans sa mémoire. L’expression disait « avoir une mémoire d’éléphant » mais le cheval avait une capacité de stockage intellectuelle tout aussi importante ; elle n’oublierait pas et sa méfiance ne ferait que grandir à l’égard de cet homme seul. Avant de partir, elle avait clairement signifier à Prudence de se méfier, dans un langage qu’ils étaient les seuls à connaître, à percevoir, à comprendre. Et Laika ne doutait pas une seconde que le jeune militaire ne baisserait pas sa garde. Seulement elle n’avait vraiment, mais alors vraiment aucune confiance en cet homme qu’elle sentait fourbe et vicieux ; comme un couguar, un prédateur, un vrai.
    Elle s’ébroua, chassant ses pensées les plus sombres ; la rivière était toute proche, il ne lui faudrait pas longtemps pour remplir l’outre qui battait contre son épaule. Seulement, elle ne pourrait pas rentrer à vive allure, au risque de perdre une quantité non négligeable de l’eau précieuse qu’on l’avait envoyé quérir.
    La forêt était beaucoup plus vivante dans cette partie du bois, des chouettes, des insectes et bien d’autres formes de vie animale grouillaient d’activité dans ce secteur ; après tout il n’y avait rien d’étonnant à cela, seulement la nuit était le domaine de nombreux prédateurs, la jument redoubla de vigilance, repassant à l’allure inférieure, marchant d’un bon pas entre les arbres, ses oreilles mobiles écoutant le moindre couinement, le moindre rugissement qu’il était possible d’ouïr à une distance toute proche.
    Lorsqu’elle fut au bord de la rivière, elle vérifia une dernière fois les environ puis elle glissa un sabot hésitant dans l’onde, cherchant à en mesurer la profondeur ; lorsqu’elle remplirait l’outre, elle serait vulnérable, très vulnérable. Le lit de la rivière était profond mais trop peu sur les bords pour qu’elle puisse y recueillir l’eau là où elle s’était arrêtée ; elle glissa alors lentement dans l’onde et lorsqu’elle jugea le moment venue, elle plia les genoux, enfonçant le eau de son corps dans le courant, laissant la gourde se remplir à son rythme.
    Ce fut à ce moment là qu’un rugissement résonna dans ses oreilles et qu’elle sentit s’enfoncer dans sa croupe des griffes acérées…

    ***

    Lorsque William lui annonça qu’il ne possédait pas de vivre sur lui, il avait ramassé son épée et l’avait remise à sa place, dans son dos, puis il était parti à sa suite, remontant sans mal à son épaule ; la forêt était trop dense pour que deux personnes puissent passer de front entre les arbres sans que leurs épaules ne le touchent. Ne voulant pas risquer cette proximité dangereuse – Prudence ne portait pas son nom pour rien au final – il empruntait un autre chemin que son camarade, se maintenant juste à sa hauteur, semblant frivole comme tout adolescent de son âge, mais ses réflexes de soldats trahissaient non sans mal sa condition : ses pas ne faisaient aucun bruit, inconsciemment il évitait de marcher sur les branches tombées au sol, et il se déplaçait comme un félin, ses pieds chaussés de cuir se posant avec la même souplesse. Bien sur, c’était idéal pour chasser et pour se battre ; mais pas pour dissimuler sa véritable nature. Il ne faisait alors aucun doute que Will allait le percer à jour. Et alors ? Cela avait-il vraiment de l’importance. Non, il pouvait juste perdre un effet de surprise ; mais il gagnait alors l’avantage d’avoir un adversaire qui le jugerait sur sa vraie force. Et ne se risquerait pas à le tuer avec un plan tout bête échafaudé en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire. Mais avant d’en arriver à de tels extrêmes, il faudrait que les deux se déclarent ouvertement la guerre, ce que Prue n’était pas prêt à faire : il voulait prendre un peu de bon temps et oublier les combats une nuit durant ; juste cette nuit, il voulait rester un infinien au mœurs pacifiquement douteuses.
    Il allait se tourner vers William pour dire quelque chose lorsqu’un hennissement déchira l’air, une longue plainte douloureuse qui lui serra le cœur ; il aurait reconnu cet appel à l’ide entre mille. Son premier réflexe fut de changer de forme, abandonnant Will à la chasse, courant à vive allure entre les arbres sans se soucier du raffus qu’il pouvait causer, galopant, slalomant, laissant les branches les plus basses griffer sa belle robe cuivrée, bondissant jusqu’à la rivière. Ses oreilles orientées dans le sens du bruit se couchèrent bientôt lorsqu’il vit la rivière, la jument se secouant comme une furie dans l’eau, le fauve bien accroché sur son dos, essayant de lui mordre l’encolure ; du sang coulait le long de sa croupe, glissant sur ses cuisses, faisant rougir l’eau.
    Et l’étalon ne réfléchit pas, il bondit dans l’eau, hennissant de colère, oreilles plaqués sur son crâne, saisissant le fauve par la peau du cou, l’envoyant valser plus loin dans l’onde. Il n’en resta pas là, se tournant avec agilité il sauta dessus, l’obligeant à fuir rapidement sur l’autre berge, boitant, la queue entre les pattes. Il se tourna alors vers la jument blanche d’écume, roulant des yeux fous, la respiration rapide, reprenant sa forme humaine au fur et à mesure qu’il s’approchait.

    « Laika… chuut… »

    Il posa une main rassurante sur l’encolure humide puis ils sortirent de l’eau regagnant la terre ferme ; là, il dégaina l’épée et on put alors se rendre compte que sa lame n’était pas plus longue que trente centimètres et tranchante sur un seul côté ; le tanto ne prenait pas la moitié de son fourreau et n’intéressait pas le jeune soldat qui le glissa à sa ceinture, attrapant ledit fourreau pour faire tomber dans sa main le reste du contenu : une petite boite en boite et une bande de tissu qui semblait être du coton ou du lin (on ne distinguait pas trop dans le noir de la nuit.) Il trempa le linge dans l’onde pure et entreprit de nettoyer les blessures de la jument qui restait attentive à son environnement, inquiète. Elle s’était laissé surprendre par le félin, ne ferait pas la même erreur deux fois ; surtout que Prudence avait fait l’erreur de laisser Will seul et elle n’était pas confiante du tout à son sujet… Non, elle était même encore plus inquiète car ils étaient, à ce moment là, très vulnérables. La peau sombre fut parcourue d’un frisson lorsque l’adolescent appliqua le baume sur ses plaies ; la lavande et l’eucalyptus embaumèrent bientôt l’air alors qu’il continuait de masser les zones blessées. La vertu cicatrisante de la lavande associée aux vertus cicatrisantes de l’eucalyptus faisaient des miracles en matière de soin…
    Le pot fut bientôt refermé et tout ce qu’il avait sorti fut ranger dans le fourreau, le tanto reprenant sa place initiale ; il décrocha l’outre, la remplie d’eau de nouveau et la rattacha à l’encolure de la jument en caressant son épaule. Il n’y avait pas besoin de mots, pas besoin d’excuses entre eux pour qu’ils comprennent leur sentiment respectif.
    Et pendant ce temps là, que pouvait bien faire l’androïde… ?

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Sam 8 Mai - 17:00

    Ce qu'il avait ressenti ? Une grande nostalgie. Il avait ressentit de l'envie, mais surtout, de la jalousie. Pendant un instant qui sembla durer des années, Will fixait l'espace entre les deux arbres où il avait vu Prudence, transformé en cheval, s'en aller au grand galop pour aller secourir sa jument. Il restait complètement immobile comme s'il avait par mégarde fixée Méduse dans les yeux pour se transformer en pierre. À ce moment là, pas un seul oiseau ne gazouillait dans les arbres. C'était complètement silencieux. Même le vent semblait s'être tu. Ce qui se superposa aux émotions de William fut très certainement la haine. Une haine pourtant silencieuse qui ne se laissait voir que par cette paire d'yeux bleus.

    Alors il se remit à penser - comme à chaque fois qu'il était ainsi tourmenté - à la mince possibilité qu'il puisse toujours vivre à Eternal Snow... avec ses vraies jambes. Il recommençait à s'imaginer à quoi aurait ressemblé sa vie si jamais il ne s'aurait fait capturer par les Sleeping Downiens. Parce que croyez-moi ou non, William n'a jamais voulu être ainsi utilisé. Il n'a jamais voulu devenir ce qu'il est devenu. C'est pourquoi pris de cette haine avec son triste destin, William se remit à bouger. Il se mit à avancer sans pour autant rejoindre l'Infinien. Il marchait d'un pas rapide, ferme. Il aurait voulu pouvoir se transformer. Il aurait voulu être comme avant.

    Puisque Eternal Snow n'était pas son vrai lieu de naissance, il n'avait jamais rencontré son animal... sauf une fois, à Osmos. Peut-être venait-il de là ? Ce jour là, ça n'allait pas faire si longtemps que ses jambes avaient été échangées. C'était la première fois qu'il entrait dans ce territoire. Il y avait une montagne rocheuse là bas, pas trop loin de la forêt dans laquelle il était présentement. Ils avaient pris cette montagne comme raccourcis et ce jour là, Will et la troupe étaient tombé sur un troupeau de mouton. Quelques béliers se battaient, d'autres faisaient la cour aux femelles. Une fois il avait vu ça... et jamais il n'avait voulu y retourner. En quelques sortes, ça lui faisait mal de voir que lui-même n'était pas aussi libre. Et ça le rendait surtout jaloux de voir des hommes comme Prudence se transformer devant lui.

    Tout en réfléchissant, William préparait un piège. Il avait décidé de chasser seul. De toute façon, il ne pouvait pas le nier, il avait faim. Et si Prudence ne le retrouvait pas, alors ça serait sûrement mieux ainsi. Maintenant qu'il savait quel animal il était, il était parfaitement conscient qu'il pouvait communiquer avec sa jument et ainsi savoir qu'il n'était pas du tout en sécurité en compagnie de Will. C'est pourquoi c'était mieux ainsi.

    L'androïde alla se cacher et attendit. Pendant ce temps là, il se reposa un peu, fermant les yeux et laissant le vent caresser son visage. Ça l'apaisait. Il s'endormit pendant un bout de temps qu'il ne sut déterminer et, quand il posa ses yeux sur le piège qu'il avait placé, un lapin s'y avait laissé prendre. Il apporta son butin avec lui, sortit sa dague pour le tuer et ramassa quelques branches dans les alentours pour faire un feu. Quand tout fut enfin prêt, William commença à manger sans grand entrain, pourtant. Il était toujours pris dans ses sombres pensées. Il espérait toujours que Prudence ne le retrouve pas. Mais même s'il l'espérait, il laissa la moitié de ce qu'il avait mangé intacte. Il s'accota ensuite sur un rocher et s'endormit. Il était préférable qu'il reste sur place. De cette façon, il serait plus facile pour ses compagnons de le retrouver.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 8 Mai - 21:03

    C’était bien beau de rester paresser près de l’eau mais son estomac n’allait pas se remplir à ce rythme ! Même s’il connaissait la nature profonde et réelle de l’androïde – enfin du moins qu’il venait de l’autre continent, celui qui inquiétait le Grand Conseil, pas le fait qu’il avait des jambes de fer – il avait envie de retourner encore un moment à son contact, de ne pas se contenter de goûter à la solitude en compagnie de Laika ; même s’il était loin de détester les moments qu’ils partageaient seuls tous les deux évidemment. Disons qu’il manquait de chaleur humaine, lui, l’enfant de la neige, froid comme un glaçon, avait un besoin énorme de recevoir et de donner de la chaleur. Mais personne n’avait encore réussi à l’amener là, à capter sa confiance, à découvrir ces facettes de sa personnalité. Alors il maintenait fermé dans son cœur tous ces nobles sentiments, n’en laissait entrevoir qu’une petite partie lorsqu’il s’offrait un moment de plaisir sous les draps de quelqu’un d’autre.

    Leurs pas étaient silencieux dans la forêt mais la jument noire soufflait encore, sujet à une tension inhabituelle ; c’était sur, elle ne verrait plus jamais ces bois d’habitude cléments du même œil à présent et elle redoublerait de vigilance en toute circonstance, même quand il veillerait sur elle. Il n’avait pas eu le temps de ressentir la haine de William quant celui-ci l’avait vu se transformer et partir aussi vite qu’il le pouvait rejoindre sa compagne mais il s’en voulait un peu quand même de l’avoir laissé en plan comme ça. L’odeur du feu parvint bientôt à leurs narines et grâce à son odorat plus développé, il laissa l’équidé à la robe d’ébène le guider ; mais ce n’est pas William qu’il aperçut alors mais toute une troupe d’homme à l’allure peu farouche et très peu avenante. Un frisson couru le long de son dos, tout cela n’inaugurait rien de bon ; sans un bruit, sans un murmure, il se replia un peu plus loin, son tanto bien logé au creux de sa main, sur ses gardes. Il avait fait attention de ne pas les avertir de sa présence mais si ces hommes et femmes étaient des soldats dans le même genre que William, ils avaient très bien pu s’apercevoir qu’il y avait eu un « corps étranger » prêt d’eux pendant un court, très court, infime, instant. Il chuchota quelques mots rapides à sa jument puis il la regarda partir un peu plus loin, cherchant à retrouver la trace du sleeping downien en espérant qu’il serait toujours seul ; lui, avec agilité, grimpa dans l’arbre le plus proche et se déplaça en hauteur un peu en arrière de son amie à sabot.
    Ils avançaient lentement comme il avait conseillé de le faire si bien qu’il tomba sur un pommier en chemin et qu’il prit le temps de cueillir deux belles pommes rouges ; après tout il n’avait pas pu chasser à cause de ce stupide félin, il fallait bien qu’il trouve un moyen de se racheter. Il espérait alors que Will mangeait des fruits et des légumes et pas seulement de la viande. On sait pas, après tout, malgré ses dire, il n’était pas un infinien. Enfin il ne l’était plus. C’était flou dans sa tête, Prudence ne se souvenait pas vraiment de ce qu’il avait entendu à ce propos, de ce qu’il avait réussi à arracher à Oliver avant qu’il ne prenne plus le temps de venir le voir ; leurs horaires ne devaient pas coller.

    Il ne leur fallut pas longtemps au final pour retrouver la trace de Will qui semblait attendre seul devant un léger feu, un lapin à demi-mangé sous le nez. Prue ne savait pas s’il l’attendait lui – comme pouvait en témoigner le lapin – ou alors si c’était ses petits copains qu’il avait aperçu un peu plus tôt. Puisqu’il était perdu et ne possédait pas le sens de l’orientation il était plus probable que ce fut le second cas que le premier… M’enfin, il n’allait pas rester cacher dans les branches encore longtemps. Après s’être assuré que personne ne les avait suivis, il se laissa tomber au sol dans un bruit mat, à quelques mètres de l’androïde. La jument quant à elle avait décidé de ne pas s’approcher et de rester dans l’ombre un peu plus loin. Elle était fatiguée mais elle avait bien assez de force encore pour résister à toute tentation de se coucher. De plus elle possédait un fort caractère dominant et une flamme de vie énorme ; elle ne se laisserait ni abattre ni mourir si facilement ! Prudence n’avait pas à s’en faire pour ça ; de plus aucun animal ne se trouvait dans les environs, sans doute à cause de leur présence. Son tanto encore dans la main, une lueur sauvage et méfiante éclairait ses yeux d’ambre, son visage aussi lisse qu’un mur.
    Il se redressa, rangeant l’arme dans son fourreau en soupirant puis il posa les yeux sur William, esquissant un faible sourire désolé*

    « Pardon, du coup je t’ai laissé la chasse seul… »

    Il y avait les deux pommes dans son autre main ; il s’approcha et s’assit à côté de lui – pas trop non plus, il ne voulait pas lui donner trop de chances de s’en prendre à lui. Même s’il possédait des atouts pour se défendre dont l’androïde ne soupçonnait même pas l’existence et lui tendit les deux fruits rouges. Son regard indiquait clairement que c’était le seul butin que sa propre « chasse » lui avait rapporté. Et dans sa tête il se répétait « accepte-les ! Accepte-les ! », la phrase passant en boucle comme une bande cassée. Bien sur il était toujours sur ses gardes mais pas plus que quelques temps auparavant où ils s’étaient rencontrés. Il était juste plus attentif à la forêt, car il ne se laisserait pas surprendre par le nombre de ses adversaires, il disparaitrait avant. Maintenant, fallait-il percer William à jour ou pas ? Voilà question qui le taraudait ; il n’avait pas vraiment envie de se le mettre à dos mais de toute façon il n’était pas dans sa poche non plus. Attrapant une patte arrière du lapin il observa les flammes avant de demander.

    « As-tu déjà couché avec un homme, William ? »

    Oui, la question avait de quoi surprendre et le prendre de court mais c’était voulu. Il observait du coin de l’œil une quelconque réaction de la part de l’androïde, guettait la moindre étincelle qui aurait pu lui indiquer qu’il ne lui était pas totalement hostile…

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Dim 9 Mai - 3:56

    Comme à chaque fois qu'il dormait, William n'avait pas rêvé. Mais, puisque certains scientifiques continuent de dire obstinément que tout le monde rêve, disons seulement qu'il ne s'en rappelait pas. Si voir du noir pendant des heures était ce qu'on appelle rêver, alors il n'y avait pas une seule fois où Will ne rêvait pas. Peut-être s'agissait-il vraiment d'un rêve au fond. Parce qu'il y a toujours "une signification aux rêves". Peut-être était-ce parce que William était perdu dans ses propres pensées et qu'il doutait de la raison de son existence ? On ne lui a malheureusement pas laissé le temps d'y réfléchir parce que le bruit que fit l'atterrissage de Prudence au sol réveilla notre androïde en sursaut. Il regarda autour de lui, méfiant, jusqu'à ce que son regard tombe sur l'Infinien. Il lâcha alors un long soupir de soulagement... ou était-ce du désespoir. D'un côté, William n'aurait jamais voulu revoir cet homme. D'un autre - au plus profond de lui-même - il était presque rassuré de le revoir devant lui. Mais... il allait devoir le tuer, non ? Puis il remarqua que Pru avait son arme sortie. Il stressa pendant un court instant jusqu'à ce que celui-ci la range.

    Quand Prudence prit place à ses côtés, William se sentis forcé de s'écarter un peu. Il ne voulait pas vraiment l'approcher. Il replongea dans ses sombres pensées pendant un instant, mais deux objets ronds et rouges devant son nez l'empêchèrent de s'enfoncer. Il regarda les pommes d'un regard indifférent. Il est vrai que la moitié de lapin n'avait pas vraiment été suffisant. Il en prit donc une et croqua à pleine dents à l'intérieur, laissant couler son délicieux jus couleur sur son menton. William continua de manger tout en fixant les flammes danser. On s'en rendait souvent compte en le regardant, le feu était quelque chose d'envoûtant. Une fois les yeux rivés dessus, on ne pouvait plus s'en détourner. Sauf, bien sûr si on lui posait une question comme celle que venait de lui poser Prudence.

    En l'entendait, un long frisson parcourut sa colonne verticale. Une seule émotion, bien claire, animait son regard : Une immense surprise. Puis, se superposa ensuite l'embarras. Il avait complètement perdu ses moyens. Le masque qu'il s'était créé s'était volatilisé en un instant seulement. Il avait suffit d'une seule phrase pour qu'il perde le contrôle de ses émotions. William hésitait. Il fuyait le regard de Prudence, s'obstinait à fixer les flammes. Coucher avec quelqu'un ? Vous rigolez j'espère ?! Avec ces jambes ?! Qui voudrait coucher avec un esclave des Sleeping Downiens, dites moi ?!

    Il aurait bien dit quelque chose comme ça. Mais tout ce qui sortit de sa bouche fut une suite de mots tremblants et incertains.

    Quoi ? Bien... bien sûr que non... pourquoi... pourquoi une telle question ?

    William ramena sa jambe vers lui, y accota son coude et plaça sa main sur sa tête. C'était une question banale, pourtant. Pourquoi est-ce qu'il réagissait ainsi ? Pourquoi ? Voilà pourquoi : Prudence savait. Il savait que William n'était pas exactement ce qu'il disait être. Il devait l'avoir sentis qu'il n'était pas pareil. Il savait. Et qu'allait-il faire maintenant ? Sachant que Prudence savait, est-ce que Will allait le tuer ? Non... non. Il savait qu'il en serait absolument incapable. Parce qu'il l'appréciait d'une certaine façon. Quand il tuait les gens, d'habitude, il ne leur posait pas de question. Il ne savait absolument rien sur ses victimes alors il pouvait être indifférent. Mais il connaissait un peu Prudence. Il serait incapable de le tuer. Il n'était pas fait pour tuer... pas dans ce genre de situation.

    Toujours la main sur sa tête, le regard toujours fuyant, William n'attendait qu'une seule chose : Que Prudence lui pose la vraie question.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Dim 9 Mai - 10:12

    Les changements qui s’opérèrent sur le visage de son compagnon lui plurent ; c’était comme si on venait de briser le masque d’argile maintenant ses traits figés et qu’on libérait toutes ses émotions d’un coup. Il avait ainsi l’impression de découvrir une nouvelle personne à ses côtés, une personne avec une personnalité un peu réservée peut-être, du moins très embarrassée par ce qu’il venait de demander. Lui mangeait la viande qu’il avait dans la main en observant le spectacle de ces diverses émotions qui passaient dans le regard fuyant braqué sur le feu de bois ou sur ces traits devenus si expressifs. Il ne se posait plus vraiment de question quant à la suite des évènements mais il voulait juste se persuader qu’il n’aurait pas à engager un combat avec l’androïde ; c’était chose faite, il en était certains maintenant, Will n’était pas un tueur au fond de lui, pour le moment donc il ne craignait rien.
    Dans ce cas, il pouvait très bien tenter de pousser le jeu un peu plus loin ; le brun avait accepté le fruit mais s’était écarté de lui lorsqu’il était venu s’asseoir ; ce n’était certainement pas par méfiance, en tout cas Prudence ne l’avait pas analyser comme ça, c’était sans doute plus par malaise. Il ne devait pas être habitué par ce genre de contact rapproché, d’avoir quelqu’un comme lui de présent à ses côtés. Non en fait c’était même une évidence ; il n’y avait plus de doute à avoir quant à sa nature, trop d’éléments, trop de preuves, il ne pouvait plus l’ignorer. Mais ça ne lui donnait en aucun cas le droit de le juger avec un regard fermé, un esprit étriqué : depuis leur rencontre il n’avait eu aucun geste hostile à son encontre alors qu’il l’avait laissé plus d’une fois entrevoir quelques instants de faiblesses, qu’ils soient voulus ou non d’ailleurs. Il n’avait pas le droit de le juger seulement parce qu’il avait menti, seulement parce qu’il n’avait pas voulu se dévoiler. Ce qui était tout à fait logique au vu des querelles qui éclataient un peu partout dans le continent et la méfiance, la peur, la terreur qu’inspirait Sleeping Down et ses monstres noirs aux Infiniens.

    Il l’écouta bégayer, jetant les os qu’il avait consciencieusement nettoyé, dans le feu – il ne fallait pas laisser de trace de son passage, le moins possible du moins – et il porta ses doigts à sa bouche pour qu’il redevienne propre. Prudence était doté d’un appétit d’oiseau, il n’avait pas besoin de beaucoup de viande, si William avait encore faim il pouvait finir le produit de sa chasse, Pru préférait manger la deuxième pomme. Cependant, il lui avait renvoyé sa question, du moins il lui avait demandé la raison de celle-ci ; il semblait pourtant que la réponse était évidente. Si son entrée en matière était du genre franche, il avait bien envie de l’amener en douceur à la conclusion qu’elle impliquait ; après tout depuis qu’il avait posé ses yeux sur lui il n’avait pas caché le fait qu’il était très intéressé et même en sachant la vérité ca ne semblait pas le déranger le moins du monde…
    En fait, il n’avait jamais vu un sleeping downien nu et il ne savait pas que certains d’eux, donc les androïdes, avaient vu certaines parties de leur corps modifiées, comme ses jambes pour Will. Même s’il avait sentit l’odeur acre du fer sur lui, il ne se doutait pas une seconde de la cruelle vérité qui l’attendait. Mais à la limité, même quelque chose comme ça pourrait ne pas soulever le moindre dégoût chez lui ; parce qu’il ne s’arrêtait pas à ce genre de détails, parce que ce n’était pas ses jambes qui faisait de l’androïde ce qu’il était à l’intérieur, ce qu’il laissait transparaître. Non, ces jambes n’étaient qu’un élément de lui, une infime partie de son tout… Et Prudence préférait voir l’ensemble avant les détails pour se faire une opinion, une idée.
    Quant à sa question…

    « Pourquoi dis-tu… ?... hm parce que tu me plais sans doute. Ou peut-être parce que tu ne t’ais pas volatilisé lorsque tu as vu le désir dans mon regard la première fois… Après tout, rien ne t’obligeais à supporter ma compagnie… »

    Il y avait une autre raison à cette question aussi mais il ne la lui exposa pas ; il ne voulait pas lui faire savoir qu’il avait vu ses petits camarades un peu plus loin dans la forêt et qu’il craignait un peu pour sa vie. Donc en gros qu’il ne voulait pas risquer de perdre la vie sans avoir passer un agréable moment avec un homme. Non, il ne pouvait pas le lui dire, ce serait avouer qu’il doutait de ses capacités à se tirer de ce mauvais pas seul.
    Il croqua à son tour dans la pomme restante, le regardant toujours du coin de l’œil, lui qui ne savait plus comment affronter le regard franc et tendre de l’Eternal Snow. Il trouvait ça à la fois charmant et irrésistible et il avait envie de lui sauter dessus, de glisser sa langue au coin de ses lèvres pour essuyer le jus du fruit qui avait coulé sur son menton ; mais il restait sagement assis en tailleur à côté de lui, guettant toujours de nouvelles réactions. Soudain, l’idée de lui poser d’autres questions du même genre, pour le taquiner un peu et voir de nouvelles expressions sur son visage. Un léger sourire étirant ses lèvres, il finit sa bouche, avant de se tourner vers lui, s’agenouillant, droit et le port fière – sa nature d’étalon qui reprenait le dessus. Une lueur intrigante brillait au fond de ses pupilles ; il se montra du doigt et demanda juste, comme ça, comme si c’était l’idée même de la conception du monde, la chose la plus naturelle qui soit.

    « Si tu avais l’occasion d’essayer… Tu coucherais avec moi ? »

    Voilà, il n’y avait plus qu’à attendre la réponse, de lire un peu plus l’embarras sur son visage et d’agir suivant ce qu’il dirait. Tout dépendait de ça en fait car en aucun cas il ne le forcerait à faire quelque chose qu’il ne voulait pas ; il n’avait pas ce genre de nature, il n’était pas une bête de sexe, pas plus qu’il n’était nymphomane. Non il voulait juste profiter des plaisirs que la vie lui apportait, prenant les occasions comme elle les lui présentait. Il mordit de nouveau dans la pomme, une petite bouchée, savourant l’arôme profond et la saveur du fruit qui emplissait sa bouche.

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Mar 18 Mai - 0:02

[J'ai mis beaucoup de temps, je suis vraiment désolé ^^']


    Il aurait facilement pu s'enfuir. Quand il avait été fait machine de guerre par les Sleeping Downiens, il aurait très bien pu s'enfuir. D'ailleurs, peut-être même que ses collègues ne le cherchaient pas, qu'ils n'en voyaient pas l'intérêt puisque les androïdes étaient nombreux à s'enfuir ainsi. William aurait pu partir de cet enfer il y a longtemps. Mais tout le monde sait ce que vit un androïde essayant de retrouver les siens. On se fait mépriser et détester. On ne nous fait pas confiance. Alors quelle est la différence entre être un monstre ou être un monstre en fuite. Will avait déjà assez mal vécu ainsi. Sa vie était déjà bien assez misérable pour ne pas qu'il empire sa situation. Et pourtant, l'homme qui prenait place à ses côtés était supposé savoir ce qu'il était vraiment. Pourtant il le regardait en souriant, lui demandant le plus naturellement du monde s'il avait déjà couché avec quelqu'un.

    Bien sûr, pendant un instant, William cru qu'il s'était trompé. Que Prudence ne savait pas qu'il avait des jambes en fer et qu'il était du côté des ennemis. Il pensait qu'il s'était trompé parce qu'il n'avait aucunement fait allusion à ce fait. Il continuait de lui parler de choses sans importance comme si tout ce qu'il voulait était embarrasser l'androïde un peu plus. Pru avait raison. William n'était pas partis en courant en voyant le désir qui brûlait dans ses yeux. Il était vrai aussi qu'il aurait pu refuser la proposition de Prudence. Il avait dû agir ainsi parce que lui aussi était intéressé par cet homme qu'il trouvait mystérieux. Il voulait le connaître. En pensant cela, William soupira. Au début, il s'était promis de ne rien ressentir envers cet homme. Pourtant, dès le début, il en avait été intéressé. Et sûrement avait-il pensé pendant un instant qu'il pourrait coucher avec lui. William contempla la pomme à moitié mangée qu'il tenait entre ses mains et il la jeta dans le feu, trop pensif pour la terminer.

    Puis, l'homme à ses côtés lui posa enfin une question. Une question semblable à la précédente. Seulement beaucoup plus personnelle. En entendant la question se poser, William frissonna. Non pas de dégoût, ni de colère. Peut-être était-ce de la peur... non... c'était de la tristesse. Comme réponse, William ne prononça qu'un seul mot, simple et presque silencieux.

    — Oui...

    Il n'avait toujours pas posé ses yeux dans les siens. Il voulait. Il voulait coucher avec lui, profiter d'un nouveau bonheur. Pendant un instant, il avait cru que Prudence l'accepterait même avec ces jambes. Peut-être que non. Mais il avait toujours peur. Peur de se faire rejeter. Peut qu'on le craigne à nouveau, qu'on l'ignore pour le laisser seul dans ce monde aussi noir que la cendre. Mais il en avait assez. Il ne voulait plus vivre dans la solitude. Il ne voulait pas non plus souffrir. C'est pourquoi il était triste. Parce que s'il avait été normal, il aurait pu coucher avec cet homme. S'il avait eu des jambes, il aurait pu ressentir du plaisir. Mais maintenant, même si Pru acceptait ce qu'il était, ça ne serait pas la même chose. Tout serait différent. C'est pourquoi il continua.

    — Mais...

    William baissa les yeux et soupira. Il se mit à tâter nerveusement ses jambes. Elles étaient si dures... si froides, sans vie.

    — Non... laisse tomber...

    Il posa un regard furtif vers l'homme à côté de lui, puis reporta ses yeux vers les braises, regardant avec tristesse son fruit se consumer.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Mer 19 Mai - 18:51

[Pas grave ^^ ]

    Il était amusant d’observer l’embarras qui naissait puis colorait les joues d’un joli rose pâle de l’androïde, tous les changements d’expressions, les sentiments qui pouvaient naître en lui et apparaître ensuite sur son visage ; Prudence observait le moindre frissonnement de ses muscles faciaux, guettait chaque changement d’expression, ne quittait pas le beau visage de William du regard comme s’il s’était agis d’une toile de grande valeur, à la beauté époustouflante et hypnotique. Et lui, bel ingénu, se contentait d’observer les flammes dansantes, ces braises mouvementés sur lesquels l’infinien ne posait jamais son regard profond car, depuis sa plus tendre enfance, il était terrorisé par le feu. Plus il s’en tenait éloigné, mieux il pouvait aller ; comme la chaleur, il ne le supportait pas. De plus il n’avait pas besoin de cette découverte préhistorique pour avoir chaud, lui qui venait du pays des glaces éternelles, possédait un organisme insensible aux basses températures. Très pratiques mais parfois aussi très handicapant.
    Alors oui, il valait mieux pour lui, dans tous les cas, observer le visage sans défaut majeur du sleeping Downien ; enfin même si techniquement, Will était infinien de naissance.
    Il lui sembla voir la peau trembler légèrement lorsqu’un frisson parcouru William et la réponse qui lui parvint était à peine audible mais elle transforma légèrement son sourire : de chaleureux il passa à mystérieux.
    Ainsi, si l’occasion se présentait – ce qui en fait était le cas – l’androïde répondrait présent ; très bien, très bien ! La situation et cette rencontre lui semblaient finalement être devenues des opportunités pour mener à bien sa ligne de conduite habituelle : puisque le brun était consentant, autant tirer le maximum de plaisir de cette situation.
    Il en avait totalement oublié le fruit entre ses doigts, ou bien le peu d’appétit restant qui tiraillait encore sa faim, pleins d’une jubilation maladive cependant il vit l’étincelle de tristesse qui semblait habiter les traits du bel éphèbe et il laissa la joie et l’excitation retomber à leur niveau zéro, son sourire redevenant plus doux, presque compréhensif alors qu’un nouveau mot franchissait les lèvres du brun.

    Il suivit son geste alors, observant ses yeux puis ses mains se poser sur ses jambes ; il y avait comme des regrets dans sa voix et le soldat n’eut aucun mal à conclure que ces deux cannes devaient être la cause de sa tristesse. Peut-être était-ce d’elle que cette odeur de fer qu’il sentait sur lui provenait, que comme le racontait le bruit qui était parvenu à ces oreilles, chaque guerrier de l’Autre Continent possédait une partie de son corps qu’on avait remplacé par des artifices. La curiosité de Prudence était aux aguets mais son désir d’aller plus loin avec lui était encore plus présent. Un duel interne semblait prêt à éclater lorsque la placidité s’en mêla et calma ses ardeurs. Finalement, William ne voulait pas lui en parler, sans doute la peur de se voir rejeter, détester ; sans aucun doute l’étalon aurait dû partir sans rien demander de plus en l’abandonnant dans sa solitude mais, même en étant du genre asocial, il ne parvenait pas à détourner son regard de lui.
    Finalement il arriva même à croiser celui de l’androïde un infime instant. Mais ce moment fut bien assez long pour qu’il y lise clairement une certaine note de désespoir et le doute ne s’imposa même pas à son esprit : il savait ce qu’il devait faire, ce qu’il avait envie de faire.

    Déjà, la distance entre eux était trop importante, ainsi, agile et rapide, il la raccourcit ostensiblement, posant ses mains sur ses épaules, le forçant à basculer en arrière, accompagnant le mouvement avec grâce, ses yeux plongeant dans les siens, son visage si proche du sien que leur souffles parvenaient à se mêler. Dans d’autres situations, cette proximité aurait pu être gênante, mortelle même, mais pas là.

    « Si tu le veux, faisons-le. Ne te pose pas de questions… sinon tu passeras ta vie à douter. Impose tes sentiments, William… Est-ce que tu en as envie ? Est-ce que le désir coule dans tes veines comme un feu liquide ? »

    Il parlait doucement, presque de manière hypnotique, étrangement calme au vu de la scène ; ses yeux rivés dans les siens, profonds, amplifiant cette impression de mystère qui se dégageait de l’être chevalin qu’il était. Il voulait vraiment mener l’androïde au point de non retour, ne faire plus qu’un avec lui, même si cet instant ne devait durer qu’une seule nuit. Il avait envie de se donner corps et âme ce soir là, sans aucune hésitation, sans aucune crainte. Si le destin voulait voir sa vie s’achever cette nuit, alors ce serait le cas. Sinon il reprendrait sa route pour rentrer chez lui et continuer son petit bout de chemin.
    Sa prise sur les épaules du brun, ferme, se radoucie et il se pencha un peu plus réduisant l’écart qui les séparait encore à néant, ses paupières glissant sur ses iris ambrées alors que leurs lèvres se touchaient en une douce étreinte ; c’était comme une gourmandise, acidulée, étonnante, fugace qu’on voulait faire durer le plus longtemps possible. Ses mains glissèrent contre son torse en une caresse délicate, sensuelle ; tout en lui, ses gestes sa personnalité appelait William à céder, à se laisser envahir par l’envie, à venir chercher du plaisir, être réchauffer par le désir. Et les lèvres du châtain ressemblaient alors au fruit interdit, à la pomme qu’Eve ne devait surtout pas croquer sous peine de finir en vilaine tentatrice. A moins qu’il ne fut coincé dans le rôle d’Adam et sa tenue légère… Une manche de son kimono avait glissé sur son bras dévoilant une épaule fine et blanche, nouvel appel à la tentation, et, alors qu’il se redressait légèrement pour l’observer, mordant sa lèvre inférieure, il ne fit aucun geste pour la remettre à sa place, ses iris brunes glissant dans les siennes une nouvelle fois.
    Avait-il été trop vite ou avait-il réussi à lui faire comprendre que, peu importait ses arguments, il ne renoncerait pas ? Du moins plus, maintenant qu’il avait entendu une réponse positive.

    Et la peau de l’androïde sous ses doigts lui paraissait infiniment douce alors qu’il sentait les muscles puissants palpiter légèrement à son toucher. Il avait fait un pas en avant, espérait à présent que son vis-à-vis ne ferait pas le même en arrière…

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Ven 28 Mai - 23:06

    Vous n'en savez peut-être rien, mais il faut une grande quantité de courage pour s'enfuir de chez les Sleeping Downiens. D'abord parce que la surveillance y est incroyablement élevée et que le seul fait de s'approcher de la muraille peut vous coûter la mort, mais surtout parce que tous les androïdes, sans exceptions savent que même s'ils réussissent à s'enfuir, ils seront rejetés. Un androïde, ou plutôt un homme qui a côtoyé le camp ennemi tant redouté, est certain d'être considéré comme un traître, même s'il revient dans son camp. En général, la plus part des Infinens vont rejeter ce genre de personne et c'est probablement pour cette raison précise qu'à ce moment là, William avait peur de Prudence. Il devait se dire que si l'équidé apprenait la vérité sur son identité, sur ses jambes, il se ferait repousser. Bien sûr qu'il voulait coucher avec lui. De tout son cœur, de toute son âme même, mais il ne se sentait pas prêt d'affronter le regard glacial de l'homme avec qui il aurait presque couché... Il n'était pas prêt à se faire rejeter... pas pour la deuxième fois en tout cas. Parce que forcément, si cette histoire continuait, son pantalon allait probablement se détacher bien rapidement, plus rapidement que vous ne pouvez l'imaginer.

    Cependant, ce n'était pas la seule crainte de l'androïde. Oui, parce qu'il y avait une de ses peurs qui était beaucoup plus froide que la première... surtout beaucoup plus douloureuse. Si jamais les Sleeping Downiens l'apprenaient, Will serait mort à coup sûr. Coucher avec un Infinien, puis revenir dans son camp était comme arriver chez un ennemi et dire "Venez me tuer !".

    Pourtant, malgré toutes ces protestations qui virevoltaient dans sa tête, il y avait des encouragements. Comme l'ange et le démon qui vous conseille de faire quelque chose de bien ou non. Les phrases de Prudence avaient été implantées dans sa tête comme une formule magique qui se répétait sans cesse et qui le poussait de plus en plus à se laisser faire. Une autre partie de l'androïde s'était mis à résister, mais cette partie n'était pas vraiment forte. C'est pourquoi, rapidement, William sentis un feu ardent traverser son corps en entier, brûlant principalement son sexe, avide de plaisir. C'était comme un courant électrique incroyablement puissant et pourtant agréable à ressentir.

    Couché dur le sol, William plongeait ses yeux bleus dans le regard de l'Infinien avec envie. Il ne faisait qu'admirer la lueur qui brillait dans les yeux de l'équidé comme s'il voulait copier cette même expression sur son propre regard. Comme s'il voulait être le miroir de Prudence, son double. Il accepta sans grands regrets les lèvres de l'homme qu'il se voyait désirer plus que n'importe quoi. Son corps en entier se mit à frissonner quand il sentit les doigts de Prudence effleurer sa peau. Il ferma les yeux et se laissa aller, un instant. Un instant qui sembla durer des années. Cependant, quand William sentis la main de l'homme descendre de plus en plus bas, il frissonna. Cette fois, non pas de plaisir, mais de peur. Son regard s'effraya, comprenant qu'il s'était laissé emporter. Il se déroba, repoussant Prudence en essayant d'être le plus brusque possible, il s'assit au sol et ferma les yeux, une main dans les cheveux, les bras tremblants.

    — Attends... ça ne fonctionne pas... je ne peux pas...

    William replaça une mèche rebelle sur son visage et soupira. Il n'en était pas capable. Il voulait tellement... tellement que certains de ses muscles exprimaient son désir. Mais il ne voulait simplement pas. Distraitement, Will effleura la broche qui était accroché à son pantalon. C'était une tête de bélier. L'animal en lequel il ne se transformera jamais plus...
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 29 Mai - 11:00

    Evidemment, Prudence n’avait aucune connaissance du monde dans lequel William évoluait, duquel il venait, il ne pouvait donc pas comprendre les peurs qui traquaient sans relâche le cœur palpitant du bel androïde. Il ne se doutait de rien, se laissait glisser, avec égoïsme, dans la luxure sans demander de comte à personne, seulement, il voulait emporter le brun avec lui. Pourtant il ne lui semblait pas qu’il le força en quoi que ce soit, s’il n’était pas d’accord, il n’avait qu’à le repousser, lui dire qu’en fait non, ça ne l’intéressait pas de coucher avec lui ou même juste, en réalité, de supporter sa présence. Pourtant il pu voir la peur passer furtivement dans les beaux yeux clairs mais il ne la compris pas, ne s’y intéressa pas outre-mesure, son esprit lui donnant une explication rationnel quant à ce phénomène : Venant de Sleeping Down, il ne devait pas avoir l’habitude de ce genre de chose, surtout de la part d’un Eternal Snow et donc cette peur était celle de l’inconnu. Rassuré, il se laissa donc aller à l’embrasser, cherchant son contact, son accord peut-être aussi ; en aucun cas il ne le forcerait… Enfin du moins s’il arrivait à résister à ses hormones ce qui n’était pas toujours gagné.

    Il vit le désir brûler les iris de son vis-à-vis, ressenti son envie lorsqu’il l’embrassa, ses doigts courant sur la chair tendre, se délectant des frissons ainsi nés, marquant une pause dans leur excursion pour s’intéresser et s’occuper des perle roses qui pointaient sous ses caresses, avant de laisser ses doigts glisser encore plus bas, dessinant les contours de ses muscles abdominaux, glissant contre son nombril. Et soudain, le charme fut rompu, il se sentit écarté du corps tant désiré avec force et pour son plus grand regret. Ses paupières tombèrent un infime instant comme un rideau de fin devant ses prunelles avant qu’il ne les poses sur le visage effrayé de l’androïde dont les bras tremblaient.
    Incompréhension totale.
    Avait-il fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? Il ne lui semblait pourtant ne pas avoir été brusque ou bien même avoir toucher un endroit un peu trop délicat. Alors non, il ne comprenait pas pourquoi, si soudainement, William le rejetait de la sorte. Surtout en décrétant qu’il ne pouvait pas parce que ça ne fonctionnait pas… Pourtant le châtain était sur d’avoir senti son corps réagir à ces caresses donc il ne devait pas parler de ce fonctionnement là, de ce côté tout allait bien ; si on omettait que la peur était un bien malheureux moyen de tout bloquer. Cette situation ne lui plaisait pas, le laissait sceptique, l’un de ses sourcils légèrement froncé, il observait le beau visage, essayant d’analyser la situation. Du coin de l’œil il pouvait apercevoir les flammes qui dansaient encore et il se détourna, se rapprochant imperceptiblement de l’androïde pour ne plus voir le feu, un frisson parcourant son corps, la douleur et la peur passant un court instant dans son regard. Il n’y avait rien qu’il détestait plus que le feu et la douleur qui l’accompagnait, ravivant les plus vieux souvenirs que contenait sa mémoire ; il n’avait jamais oublié la maison en flamme et la disparition de ses parents…

    Mais plus que par ces souvenirs, Prudence se sentait blessé de ne pas parvenir à plonger William dans son désir, à le faire succomber dans un puis entier de luxure. Il voulait lui faire comprendre, sans y mettre de mot, qu’il n’avait rien à craindre de sa… « différence »… avec lui, bien au contraire. L’équidé ne connaissait vraiment pas grand-chose du monde de Sleeping Down malgré sa curiosité qui l’avait poussé plus d’une fois à s’approcher bien trop près des frontières du pays sombre. Sans cesse il se demandait ce qu’on pouvait bien trouver d’intéressant là-bas, comment étaient les personnes qui y vivaient et surtout, son esprit militaire voulait savoir ce qu’il s’y trafiquait, ce que le régent de ce pays préparait. Les infiniens étaient des êtres insouciants au fond d’eux, en parfaite harmonie avec la nature, leurs craintes étaient fictives ou minimes. Seulement, depuis peu, beaucoup d’entre eux sentaient une menace bien plus grande planer sur Infine et le Grand Conseil avait bien du travail à cause de tout cela. Ce qui n’empêchait pas les guerres internes évidement et donc les militaires avaient toujours du pain sur la planche.
    Il se redressa, ses yeux d’ambre observant toujours l’androïde, remarquant la broche en forme de bélier qui se trouvait là, la conclusion logique qu’il était rattaché à cet animal apparaissant dans son esprit. Mais en réalité, si Will possédait une partie animal, où se trouvait son compagnon ? Avait-il été tué ou bien pire encore. Car pour Prudence il était évident que ces Sleeping Downien devaient avoir un lien avec la nature, quelle qu’en fut sa forme. Peut-être qu’il y avait trop de zones d’ombre encore pour qu’il puisse compléter son puzzle ; mais il ne voulait pas mettre William un peu plus sur la défensive alors il préféra parler de ce qu’il venait de se passer. Il tendit la main, la posa sur la jambe de l’androïde, frissonnant à son contact froid mais n’en faisant pas le moindre commentaire. Il savait pour ça alors pas la peine d’en faire tout un fromage non plus ! Doucement, il demanda juste :

    « Pourquoi ? Ton corps en redemande mais ton esprit ne suit pas. Dis-moi, pourquoi ? »

    Ce n’était pas de la curiosité malsaine, la question avait même une saveur pleine d’innocence. Car le bel étalon voulait comprendre, il voulait apprendre de nouvelles choses, il voulait que l’androïde lui explique ce qui n’allait pas, ce qui ne pouvait pas aller. Il avait vu la peur, trop grande pour avoir été causé par un simple geste déplacé. La terreur qui s’était emparée de son amant ne pouvait qu’être plus profonde un peu comme le feu avec lui. Alors il voulait savoir, il voulait pouvoir trouver une solution, pour pouvoir lui offrir sa nuit sans qu’il n’en ressente le moindre regret, la moindre gêne. Et ses yeux d’ambre semblaient dire, hypnotiques, « n’ai crainte, je ne te veux aucun mal » comme si le sleeping downien était une chose fragile, bien que Prudence le considéra à sa juste valeur comme un guerrier !

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Sam 12 Juin - 17:01

    Les pensées de William le tourmentaient, lui tournant autour de la tête sans relâche, lui donnant une torture peut-être aussi douloureuse que celle que lui avaient fait subir les Sleeping Downiens. Cependant, l'androïde ne pouvait plus nier le désir qui brûlait toujours dans son corps. Il posait ne serait-ce qu'un regard sur l'infinien, il aurait probablement envie de lui sauter dessus. C'est pourquoi il fixait les flammes obstinément. Il avait toujours aimé regarder ces flammes danser au gré du vent et d'un certain côté, ça le rassurait. Pourtant, les flammes dans son corps ne s'étaient pas éteintes pour autant. Il se tourmentait l'esprit en se disant de se laisser aller. Il voulait tant se laisser aller ! Mais l'autre côté de lui-même refusait, l'en empêchait. Cet autre côté était effrayé comme un animal sauvage en cage. Cette autre partie de lui-même avait peur de ses propres actes et des conséquences qui pourraient s'ensuivre. William se livrait un combat intérieur qui semblait interminable. Pour l'instant, c'était le côté qui refusait de coucher avec Prudence qui gagnait la partie, malgré le fait que le côté désireux soit bien puissant à son tour. William avait deux bonnes raisons d'avoir peur. La première était le cas de ses jambes que je vous ai déjà expliqué. La deuxième, quant à elle, était d'imaginer que les Sleeping Downiens l'apprendraient.

    Prudence n'avait pas tout à fait raison sur un point : Le fait que Will ait perdu son compagnon. Non, en fait il n'en avait jamais eu, depuis qu'il était né. En fait, ce phénomène devait bien être parce qu'il avait été adopté par des Eternal Snow et qu'il ne venait pas réellement de ce royaume. Il ignorait d'où il venait. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il n'avait jamais vu de bélier dans ce désert enneigé où il avait été élevé. Souvent, alors qu'il habitait chez sa mère adoptive, il avait pensé qu'il n'avait rien à faire là. Parfois aussi il s'était demandé à quoi pourraient bien ressembler ses vrais parents. Mais il n'avait plus eu à y penser. Car maintenant il n'avait plus aucun lien avec les Infiniens.

    Quand William revint de sa rêverie et qu'il remarqua enfin la main posée sur sa jambe, il sursauta et voulut se dérober. Puisque sa jambe n'était pas la sienne, ça faisait longtemps qu'il n'avait plus aucune sensation. Il se mit à regretter, encore. S'il avait été "normal", il aurait pu sentir la chaleur de cette main. Aussi, s'il avait été "normal", il n'aurait pas hésité à coucher avec ce bel étalon. Ses yeux bleus se mirent donc à fixer la main de l'Infinien avec un certain intérêt. Puis la voix de l'homme qu'il désirait tant fit résonner ses tympans pour se répercuter dans se crâne et finalement se répandre au plus profond de son âme, donnant de la force à ce côté désireux de l'androïde, le rendant plus fort. Assez fort pour pouvoir repousser l'autre côté.

    William posa finalement ses yeux dans ceux de l'étalon et, comme il l'avait prévu, son cœur accéléra et son désir augmenta en flèche. Il le fixa, hésita, baissa les yeux un instant, les reposa sur l'Infinien, ouvrit la bouche pour parler sans qu'aucun son n'en sorte. Finalement, son regard devint de plus en plus désireux jusqu'à ce qu'il devienne brûlant. Il s'approcha de sa cible, mis ses mains sur ses épaules pour qu'il se couche au sol et enfouit un instant son visage dans son cou pour sentir l'odeur de sa peau, de ses cheveux. Puis il murmura enfin.

    — Ne me rejette pas. C'est tout ce que je te demande.

    Il baissa le kimono de Prudence plus bas en embrassant son torse. Il se laissait enfin aller. Peut importe s'il voyait ses jambes ou s'il savait qui il était vraiment. En autant qu'il ne le rejette pas, c'était l'essentiel. Le côté désireux avait gagné. Maintenant l'autre côté ne pourrait plus s'opposer.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 12 Juin - 18:24

    Il attendait patiemment, négligemment, que l’androïde le regarde, réponde à sa question, sans le presser, sans hâter les choses ; il avait peur lui aussi mais ce n’était pas du tout pour les même raisons. Il avait l’impression que William était un petit animal sauvage qu’il fallait apprivoiser. Alors, surtout, il ne fallait pas l’effaroucher, il fallait se montrer patient, attendre qu’il vienne de lui-même se blottir contre lui, toucher sa peau, envahir son regard, embrasser ses lèvres, se perdre dans la débauche, accueillir en son sein la luxure.
    Il ne fit donc rien jusqu’à ce que le regard de William se pose sur sa main, longtemps après que Prudence l’ai posée là, et qu’il ne sursaute à cette vue, tente de se dégager ; cette réaction étreignit le cœur du bel étalon de tristesse mais il ne bougea pas, continua d’attendre, essayant de conserver dans son regard la douceur et la joie qui y étaient présentes. Et sa patience finit par être récompensée ; même si l’androïde ne le regardait pas, Prudence vit briller l’intérêt dans les yeux de son vis-à-vis et bientôt, l’hésitant plongea son regard dans le sien, aux couleurs chatoyantes ; tout d’abord il put y lire une joie indicible de se voir ainsi récompensé, ensuite il put y lire de la curiosité et surtout de la surprise de voir son regard devenir de plus en plus ardent et désireux, et bientôt, les yeux d’ambre ne furent plus qu’un miroir à ceux du sleeping Downien. Il ne voyait que ça, le regard brûlant de William, il n’avait même pas remarqué son hésitation, les mots qui n’avaient pas voulu sortir ; il avait déjà oublié tout le reste, la forêt qui les entourait, sa compagne noire, les autres un peu plus loin qui chercherait peut-être à trouver leur camarade. Il n’y avait plus que Will, lui et leurs désirs…
    Il sentit les mains puissantes étreindre ses frêles épaules et le faire basculer en arrière alors qu’il ne cessait de l’observer, ne se lassait de contempler le regard aguicheur, qui finit par se dérober à lui alors qu’il sentait son souffle chaud dans son cou, frémissait, laissait un soupir brûlant d’envie franchir ses lèvres ; dans le mouvement, comme à leur habitude, les clochettes restèrent muettes, ne trahissant nullement leur maître, ne laissant pas leur son délicat entraver ce moment délicieusement exquis de la vie de l’infinien. Il entendit les mots, se contenta d’acquiescer d’un mouvement de tête avant de passer ses bras dans le dos de Will, murmurant pour toute réponse

    « Tu n’as pas de craintes à avoir pour ça… »

    Il sentit le tissu léger glisser sur sa peau, lui tirant un frisson et les lèvres avides s’attarder sur son corps, parcourir son torse alors qu’il fermait les yeux, se laissait aller dans ses bras, sous ses baisers brûlant, le feu liquide de la passion s’insinuant sournoisement dans ses veines, commençant à parcourir son corps doucement, attaquant son cœur, endormant son esprit, réveillant ses sens, le rendant plus sensible, plus réceptif, alors que de ses lèvres s’échappaient les tous premiers gémissements de la nuit, la forêt capturant ces futurs instants de plaisir pour les tenir secret, que personne n’en sage jamais rien. Et puis si jamais quelqu’un l’apprenait il y avait toujours moyen de détourner la vérité de son chemin…
    Ses doigts glissèrent dans le dos de son amant, cheminant le long de la colonne vertébrale, savourant les frissons et frémissements nés de ce contact lascif, échouant dans le creux de son dos, se logeant contre la ceinture de son pantalon, suivant la couture, frôlant ses hanches au passage, venant heurter la fermeture qui le retenait sur le corps musclé ; ses yeux s’ouvrirent légèrement alors qu’il tentait d’apercevoir l’expression que pouvait faire naître les courbes de son beau visage, savoir s’il n’était pas encore trop tôt pour s’attaquer à cet endroit, pour le découvrir, le manger, voire même le dévorer du regard ; si bien qu’au final, il descendit sur le tissus sans l’ouvrir, sans le lui ôter, caressant avec tact et envie la zone sensible que constituait son entre-jambe. Il le voulait tout entier pour lui, ici même, dans le silence et la confiance du domaine d’Osmos, dans le secret d’un amour qui n’avait pas encore éclot ; fallait-il prier les dieux pour que leur relation le fasse naître ? Le cœur de Prudence pouvait être aussi dur que le roc, aussi froid que les neiges éternelles de son pays d’origine. Et pourtant, il s’était déjà pris d’affection pour ce qui aurait du être et devait rester un amant d’un soir… Comme tous les précédents. Parce qu’il était bien incapable de faire durer une relation ; chose qui n’était pas forcément sa faute, juste qu’en général on finissait par se lasser de lui, de son caractère changeant et de son appétit insatiable. Et pour le moment, il mourrait d’envie de dévorer les lèvres de son amant, alors, murmurant entre deux souffles, il n’hésita pas à lui demander :

    « William… Embrasse-moi… »


[ J'aime trop ta réponse *o* ]

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Sam 12 Juin - 21:36

    Pour être sincère, William n'avait encore jamais ressentis une telle chose, une telle sensation. Il n'avait encore jamais couché avec quelqu'un, mais aujourd'hui, c'était comme s'il avait fait ça des centaines de fois, qu'il savait comment faire onduler son corps et comment caresser celui de Prudence avec douceur. Peu à peu, au fur et à mesure qu'il bougeait, ses cheveux attachés en queue de cheval se détachèrent, tombant dans son visage comme un chute de chocolat. Il ne voyait plus que l'Infinien. Il ne pensait plus à rien. Son esprit s'était soudainement vidé comme un bouchon qu'on retire pour que son eau s'évacue. Il ne pensait plus à aucune conséquence, ne pensait à plus à son équipe qu'il avait perdue de vue après son trou noir. Tout ce qu'il voyait à ce moment là était le visage exquis du bel étalon. Il voulait posséder son corps, en devenir son essence tout en lui l'attirait c'est pourquoi il en oubliait tout le reste. Ses yeux plongeaient dans les siens si profondément qu'on n'en voyait plus la fin. William était si hypnotisé par cet homme qu'il n'entendit même pas ses paroles. Il continuait, frottant son nez contre son torse pour finalement suivre un chemin invisible qui menait au nombril de l'étalon. Sa main descendait peu à peu pour caresser l'entrejambe de l'Infinien qu'il désirait tant. Il faisait ça avec une telle douceur. Comme si Prudence avait été l'objet le plus fragile au monde. Comme s'il ne voulait pas le briser ou simplement lui faire du mal. Ses yeux bleus montraient une si grande douceur... douceur qu'il n'avait jamais eu auparavant dans son regard. Quelque chose de chaud qui, peu à peu, faisait fondre les glaces qui l'avaient entouré pendant si longtemps.

    William sentis les doigts fins de Prudence glisser sur son dos. Il lâcha un gémissement. Il aurait pu se dérober. La peur aurait pu revenir le chercher quand Prudence se mit à caresser son membre. Il aurait pu fuir en pensant qu'il allait être dégoûté par la vue des jambes mécaniques. Pourtant il ne pensait pas à ça. Non, il pensait à quelque chose d'autre. Quand l'équidé atteint finalement la fermeture éclaire, quelque chose étira les lèvres de William. Un sourire. Un sourire remplis d'envie. On voyait parfaitement bien sur son visage qu'il n'accordait aucune importance à ce que Prudence détache ce pantalon et le baisse. Au fond, il foulait qu'il la fasse. Il voulait faire l'amour avec lui, c'était bien ce qu'il pensait. C'était comme un poison, une drogue qui envahissait son corps en entier comme un parasite, qui lui donnait une envie si puissante qu'elle en faisait oublier tout le reste. Quelque chose qui réussissait même à pénétrer ses jambes, qui lui donnait l'impression qu'elles frissonnaient avec tout le reste de son corps.

    Quand il entendit la requête de Prudence, un sourire vint éclairer une deuxième fois le visage de l'androïde. Il considéra un moment l'Infinien puis effleura ses lèvres du bout des doigts. Il le regarda encore, puis déposa ses lèvres sur les siennes pour ensuite synchroniser sa langue avec la sienne tout en ondulant sur son corps. Il collait son basin au sien. Pendant ce temps, il passait sa main dans ses longs cheveux, profitant pleinement de ce moment. Leur union semblait devenir un art. Un art magnifique, regroupant deux êtres en une seule existence. Un art figé dans le temps dont le souvenir resterait gravé dans l'esprit de William. Quelque chose de si beau... qu'il n'avait jamais essayé auparavant. Peut-être parce qu'il n'avait jamais rencontré quelqu'un comme Prudence. Parce que dans sa tête, c'était sérieux. Si bien qu'après l'avoir embrassé, il souffla dans son oreille.

    — Je t'aime...



[Ça commence à être intéressant *w*]
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 12 Juin - 23:18

    [ OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIII o/ trop !! comme j’aime ce rp !! comme j’aime ce forum !! Comme j’aime William !! ♥️♥️♥️]

    La tentation avait gagné sur la réserve et sur les peurs ; à présent rien n’arrêterait William et rien n’arrêterait Prudence non plus. L’infinien avait atteint son but de la soirée, peut-être plus mais il n’en savait encore rien. Son corps réagissait à la moindre injonction, au moindre contact, à la moindre caresse délicieuse, au moindre baiser, à toute sa tendresse, à tout son amour, à toute sa douceur. Il aimait se perdre dans la contemplation de ses iris couleur de mer, couleur d’azur, éternels diamant, éternels reflets de son âme à l’innocence liquide. Il ne lui semblait même pas que Will put manquer d’expérience, l’idée ne lui effleura pas l’esprit ; de plus tout son être était en manque, il désirait l’androïde si ardemment que les gémissements entre ses lèvres étaient déjà odieux, honteusement, sadiquement délectables ; tout ce que lui faisait le sleeping downien était agréable, surtout les caresses lascives sur son entre-jambe et les baiser brûlant aux alentours de son nombril et son envie ne pouvait pas se permettre de décliner, elle ne cessait d’augmenter, le feu dans son cœur ravageant tout sur son passage, ne laissant aucune cellule d’intact, faisant de lui un fétu de paille enflammé qui ne demandait plus qu’à succomber, à chuter dans l’abîme de la luxure…
    Il voulait lui rendre la pareil, voulait embrasser sa passion, le faire succomber entre ses bras un peu plus chaque minutes alors il avait commencé à le caresser, prenant le risque de le voir fuir de nouveau. Mais au lieu de ça il put surprendre un sourire, un magnifique étirement de lèvre qui provoqua de légères teintes rosées sur ses joues cireuses ; Dieu comme l’androïde était beau lorsqu’il rayonnait ainsi ! Comment, Diable, pouvait-on résister à tentation pareil ?! Prudence ne résista pas, il se laissa dévorer entièrement par tant de charme et de beauté, plongeant dans les prunelles hypnotiques, se noyant dans cette mer limpide et désireuse de le voir sombrer. Bien sur, beaucoup l’aurait traité de garçon facile, de garçon docile mais cela faisait bien longtemps qu’il ne s’arrêtait plus à ce genre de détail ; de toute façon il ne s’y était jamais intéressé, il faisait partit de ces hommes qui, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il advienne, écoutait leurs désirs avant toute autre chose.

    Et puis il lui demanda de l’embrasser, parce qu’il n’en pouvait plus de s’entendre gémir d’une façon si malsaine, si lascive, il lui fallait quelque chose de doux, quelque chose d’enivrant pour l’obliger à se taire, il fallait qu’il sente ce contact soyeux, ressente ses émotions, son ardeur, ses envies, ses goûts… Il voulait déjà ne faire plus qu’un avec lui, ses doigts se montraient à la fois patient et impatient dans leurs étreintes, dans leurs caresses, alors qu’ils malmenaient le tissus de son pantalon. Il y eut un second sourire et de nouveau il sentit son cœur rater un battement mais il ne prononça pas un mot de plus, se contenta d’esquisser un sourire à son tour pour toute réponse. Il y eut un long regard où leurs envies se mêlaient avant que les doigts de Will ne viennent effleurer ses lèvres pâles qu’il entrouvrit par habitude, puis un nouveau regard avant de sentir son souffle chaud se mêler au sien, leurs lèvres se toucher en une douce étreinte avant que leurs langues n’entament un ballet endiablé, riche en émotion ; il sentit leurs bassins se coller l’un à l’autre et il passa l’une de ses jambes nues contre sa hanche l’incitant à aller plus loin, beaucoup plus, à un point de non-retour, ce point de non-retour qu’il n’avait encore jamais atteint !
    Ses doigts habiles ne perdirent pas une minute de plus en une vaine attente, ils s’attaquèrent sérieusement au pantalon, l’abaissant, de même que ces sous-vêtements, dans un même temps, sur ses cuisses froides tout de fer vêtues ne s’attardant pas sur ce détail, son autre main posée dans le dos de son amant, sur ses omoplates, stabilisant leur union.
    Et puis l’instant magique fut rompu, il y eut un nouveau gémissement au fond de sa gorge avant que les mots prononcés par William ne viennent figer ses muscles, arrêter ses gestes, bloquer ses sens, rendre son désir finalement patient. Ces mots qui faisaient peurs, ces mots qu’il ne comprenait pas, qu’il ne ressentait pas. Ces mots maudits qu’on lui avait déjà mainte fois murmurés et qui pourtant avait toujours finis par devenir synonyme d’instants volés, de cœur blessés. Prudence était incapable d’aimer, il était trop méfiant, avait trop de fois souffert de se voir abandonner par ses amants ; au fond de lui la peur grondait dans sa cage, se réveillant, sortant de la torpeur dans laquelle il l’avait plongé. Un instant son corps trembla contre le sien alors que ses lèvres s’étiraient en un sourire figé, ses yeux semi-ouverts s’ouvrant finalement en entier, se débarrassant de leurs paupières-rideaux alors que ses deux mains, confortablement logés dans son dos l’attiraient à lui, le rendant tout chose dans cette étreinte sournoise qui fit de nouveau couler le désir brûlant dans ses veines.

    « Ne dit pas ça… » Supplia-t-il dans un murmure alors qu’il le faisait rouler sur le dos, se retrouvant au-dessus de lui, une expression légèrement douloureuse sur son visage de craie pâle ; il vint l’embrasser avec fougue, son kimono de soie blanc glissant de son corps jusqu’au sol, si bien que le vent put caresser son corps tout autant que son amant. Et lorsqu’il mit fin à cette étreinte langoureuse, il continua de murmurer à son oreille « il est bien trop tôt pour m’aimer… » et alors, il laissa ses doigts s’emparer du fruit de son désir, caressant la peau tendre et si sensible de l’entre-jambe de son amant, voulant le réduire au silence, entendre résonner ses gémissements

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Dim 13 Juin - 21:50

    William n'avait jamais de toute sa vie vécue une telle nuit. Il aurait pu penser qu'il s'agissait d'un simple rêve, de quelque chose de futile que jamais il ne vivrait dans la vraie vie. Il aurait pu penser qu'il dormait, étendu en plein milieu de la forêt après qu'il ait eu ce trou noir. Peut-être que Prudence n'était qu'un fruit de son imagination pour combler le vide dans son cœur. Mais non. C'était impossible. Impossible d'avoir de telles sensations dans un rêve. Il était impossible d'éprouver un tel amour envers quelqu'un qu'on avait simplement inventé. Prudence existait bel et bien. Il était là, brillant, éclairant pendant un court moment le chemin de William comme l'aurait fait une luciole. L'étalon était là... tout comme l'amour qu'il éprouvait pour lui. Si alors tout ça n'aurait été qu'un rêve, William aurait tout de même cherché à trouver un homme comme lui.

    Ses caresses, si habiles et si douces arrachèrent plusieurs gémissements suivit d'un rire de plaisir. Quand l'Infinien baissa le pantalon de l'androïde avec impatience, celui-ci ne se rappelait déjà plus de qui il était... ou plutôt de ce qu'il était. Il ignorait le métal froid qu'il effleurait parfois et devenait sourd face aux bruits métalliques que faisaient ses jambes en s'entrechoquant. Et puisque Prudence n'avait pas réagis à la vue de ces choses, William non plus ne s'en rendit compte. Il continua d'écouter les multiples gémissements de l'étalon qui sonnait dans ses oreilles comme une douce mélodie qui se répétait encore et encore.

    Puis, en un instant, tout s'envola comme un phénomène éphémère qui ne durait que quelques seconde pour ensuite disparaître complètement. Il sentis le corps de Prudence se figer, son regard s'illuminer d'une peur presque imperceptible. Pendant cet instant, William eu l'impression de tenir dans ses bras une statue de pierre dont on avait donné le droit de vivre pendant quelques minutes pour ensuite la lui retirer sauvagement. Le teint de l'Infinien devint encore plus blanc. William le regardait, une lueur d'incompréhension brillant dans ses yeux bleus. Pendant un instant, il se demanda s'il n'avait pas dis quelque chose de mal... ou fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire. William se laissa rapprocher de Prudence, distrait par cette étrange réaction. Maintenant sur le dos, il hésita en entendant la phrase de se compagnon.

    Will fronça les sourcils. Pourquoi n'avait-il pas le droit de l'aimer. Qu'est-ce qu'il y avait de mal dans tout ça. Avant de pouvoir répondre quoi que ce soit, William poussa un long gémissement. Il sentait les doigts agiles de Prudence masser son membre avec une extrême dextérité si bien que pendant un long moment, il en oublia ce qu'il voulait dire. Ses doigts s'aggravement au bas du dos du bel étalon et il lâcha un soupir de plaisir, fermant les yeux pour mieux savourer ce moment.

    Puis, tout devint plus clair, lucide même. Prudence avait-il peur d'affronter l'amour ? Craignait-il, lui aussi, de se faire rejeter. William plongea son regard dans ceux de l'Infinien, une expression chaude dans ses prunelles pâles. Il passa finalement sa main sur la joue de l'homme pour continuer sa course vers son oreille puis dans ses cheveux. Puis il murmura.

    — Je ne te ferai pas de mal. Jamais.

    William souria de façon si sincère qu'il était presque impossible de ne pas le croire... même si au fond tout ça était un mensonge parce que... Un jour ou l'autre...William allait devoir retourner là d'où il venait, étant forcé d'abandonner Prudence à lui-même.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par Prudence d'Elégancia le Sam 19 Juin - 17:48

[excuse-moi de t'avoir fait attendre si longtemps ><"]

    Prudence ignorait tout de l’amour, ou presque ; du moins de ce qu’on appelait le sentiment amoureux car il ne l’avait encore jamais éprouvé, pour personne. Parce que d’un côté s’attacher à quelqu’un en particulier lui faisait peur tout comme il savait qu’il risquait de se lasser très vite, trop vite, pour pouvoir savourer assez longtemps le plaisir qu’il essayait de grappiller.
    Depuis qu’il avait perdu ses parents, depuis qu’Oliver l’avait recueilli, il se sentait complètement extérieur au monde, comme s’il le regardait avec une bulle, n’évoluant pas avec lui mais à ses côtés, vivant de son propre univers, se coupant du reste ; mais tout cela restait une question de sentiment, il ne savait pas se rapprocher des autres, il n’y arrivait pas, instaurait naturellement des barrières entre lui et le reste d’Infine. C’était sans doute stupide mais il ne savait pas fonctionner autrement. Et pour ne pas se retrouver seul, pour ne pas vivre dans le rejet ou la solitude, dès que l’adolescence avait montré le bout de son nez et que les autres avaient commencé à s’intéresser à lui de manière plus approfondie, il les avait laissés user de son corps tout à loisir ; parce qu’il ne détestait pas ça, loin de là, et parce que c’était la seule manière qu’il connaissait de tisser des liens avec les autres, même si ceux-là se dégradaient bien souvent très vite.
    Alors quand William lui disait qu’il l’aimait, quelques heures à peine après leur rencontre, ces sentiments le terrifiait, réduisait ses capacités de soldat à néant, brisant sa carapace, ne laissant de lui qu’un faible infinien en proie à des désirs conflictuels. Certes, il ne laisserait pas William seul, il était suffisamment intelligent pour comprendre dans quelle situation se trouvait le sleeping downien en acceptant de coucher avec lui, mais il ne pouvait promettre de l’aimer un jour ; car il y avait une toute autre chose dont l’étalon avait peur, c’était d’être attaché, emprisonné, obligé de devoir suivre des règles spécifiques, de ne pas pouvoir faire comme il le voulait, en deux mots, de ne plus être libre de ses mouvements. Et il savait qu’en se liant à une seule personne, en devenant fidèle – chose qui risquait de s’avérer extrêmement difficile pour lui – il allait restreindre de beaucoup cette liberté à laquelle il tenait tant. Un étalon qui ne comptait dans son harem qu’une seule jument ne pouvait pas être fier ; et Pru’, même s’il ne s’embarrassait pas de cette fierté insolente, ne supportait pas de multiplier les conquêtes et de s’attacher à un seul homme…
    Alors aimer William s’avérait compliqué ; aimé tout court d’ailleurs. Si bien qu’il ne savait plus sur quel pied danser ni comment lui expliquer sa situation, son point de vue ou ses sentiments sans le blesser ; parce qu’il ne voulait pas voir le beau brun se retourner contre lui, pas maintenant, redevenir sauvage, froid et faux comme les premières minutes de leur rencontre. Surtout qu’il retrouvait chez lui des parties de lui, des similitudes qui lui donnaient confiance, endormaient sa prudence naturelle et surtout, le rassuraient.

    « William… » Gémit-il, ne pouvant répondre à ce sourire si franc, si sincère, si chaleureux, si agréable. Ni même à ces mots prononcés avant dans de douceur et de sincérité. Mais on aurait pu prendre ce bruit pour un gémissement de plaisir ou plus encore, de désir.

    Surtout que l’étalon était chaud, brûlant comme la braise, son corps enflammé était parcouru d’un feu liquide comme si son sang n’était plus que de la lave en fusion ; il se serait même demandé, s’il avait pu se concentrer sur ce fait, s’il n’allait pas prendre feu, devenir une flamme incandescente, comme un feu-follet au-dessus de la surface d’un lac, phénomène éphémère de chaleur et de féérie. Ses doigts glissaient toujours avec envie sur le membre dur de son amant, son corps entièrement dévêtu ne cessant de frissonner sur la brise légère qui courait les arbres, ne se gênait pas pour les faire chanter, enveloppant leurs râles d’une douce mélodie naturelle. Il ne voulait pas perdre ces instants, il ne voulait pas non plus s’arrêter mais il avait peur que William, en ne l’entendant pas lui répondre, ne lui demandait de cesser ses gestes et même de l’importuner, repartant comme il était venu, en à peine quelques secondes, assez pour que le jeune infinien ait le temps de murmurer « adieu, bel inconnu… » . Il y avait tant de craintes pour enliser son esprit et pourtant, pas une n’était assez tenace, assez fourbe pour combattre le désir qui faisait battre son cœur à tout rompre.
    Sa propre virilité, sous le fait de ses sentiments mélangés avait pris forme contre celle du beau brun ténébreux et elle glissait, effleurait celle-là même à chaque mouvement de l’être chevalin qui, dans un brusque sursaut d’humeur, vint s’emparer des lèvres de William avec une envie torride, presque palpable. Il voulait aller plus loin, encore plus dans ce voyage sans retour qu’il avait planifié en sa compagnie. Il ne voulait pas se prendre seul en charge, il voulait que, pousser par des émotions violentes, le Sleeping Downien s’empare de tout son être, renverse la situation avec soudaineté, le surprenne et lui fasse beaucoup de bien. Si bien que ses doigts s’étaient fait pressant et ses lèvres aguicheuses, ses yeux clos désireux de s’ouvrir avec surprise. Tout son corps appelait à la tentation, à céder au vice, à se laisser aller. Au pire, il voulait que cette histoire ne soit régler qu’après, il ne voulait pas que William ne s’arrête ici, au bord du gouffre où se tenait, tapis dans l’ombre, le démon de la luxure. Il voulait le voir basculer avec lui avant qu’il ne prenne conscience que cet acte était la cause même de sa perdition.

    William… » un ultime appel, dans un sursaut d’envie, vil tentateur qu’il était devenu. Et ce n’était pas les jambes froides contre la peau de ses fesses qui allaient changer la donne, bien au contraire, le métal glacé attisait encore plus son désir en effleurant ainsi quelques unes de ses zones érogènes.

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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

Message par William Waterhouse le Lun 5 Juil - 17:02

[Je me trouve méchante de faire subir ça à Prud et Will xD]


    Son corps entier frémissait de plaisir. Jamais il n'avait ressentis une telle sensation. Si bien qu'il n'en fut pas longtemps pour qu'il sombre dans la luxure, qu'il se retrouve face à face avec le démon en personne qui peu à peu l'emprisonnait entre ses doigts pour ne plus qu'il revienne en arrière. Ces mains étaient si accueillantes et pourtant si viles. Mais il était maintenant incapable d'y résister. Il se laissait embarquer dans cette valse endiablée que lui avait offerte prudence. Son enveloppe charnelle semblait avoir disparut. Il avait l'impression que leurs deux âmes avaient fusionnées pour ne plus jamais se séparer. Il ne pensait plus à rien, ni aux conséquences, ni aux avantages... seulement au plaisir. Au plaisir de s'unir ainsi pendant une nuit... seulement une nuit était suffisante pour satisfaire William. Maintenant que Prudence l'avait amené à le désirer, il ne pouvait plus reculer. Ne lui restait plus qu'à avancer.

    Ça faisait déjà un bon moment que son membre s'était durci. Ses gémissements de désir devaient résonner dans toute la forêt. Les animaux devaient être témoins de cette union si parfaite. Peut-être aussi que les compagnons avaient entendu les cris et l'un d'eux avaient peut-être lancé en riant "En voila deux qui s'en donnent à cœur joie". Mais il ne pensa même pas à cette infime possibilité. Son corps se collait de plus en plus sur Prudence pour recueillir la chaleur irradiante qui émanait du corps du bel étalon. Quand il entendit son compagnon prononcer son nom, son corps en entier se mit à frémir et sa propre main attrapa le membre de l'infinien, le massant de plus en plus vite, faisant onduler son corps contre le sien l'embrassant, désirant le faire vivre une nuit inoubliable.

    Puis, quand il entendit son nom résonner une seconde fois dans sa tête, son regard devint soudainement vide pendant 5 longues secondes. Pendant ces 5 secondes qui semblèrent passer comme des heures, William arrêta complètement de bouger comme un robot qu'on venait de débrancher pour le remplacer par un autre, beaucoup plus compétent. Du sang traça une petite ligne vermeille en descendant de son nez, une goutte tombant sur le torse de Prudence. Ses yeux jusqu'alors sans vie semblèrent enfin libérer une expression. William semblait se réveiller d'un long rêve qu'il venait tout juste de faire. Puis, finalement, il posa ses yeux bleus sur Prudence et peu à peu, une lueur d'extrême incompréhension illumina son regard. Il remarqua la situation dans laquelle il était et son regard changea encore pour une expression effrayée. Il se redressa rapidement, lâchant un cri de surprise et, trop bouleversé, perdit l'équilibre pour tomber sur le derrière. Il se mit à reculer le plus loin possible de Prudence, jusqu'à ce que sa tête percute violement le tronc d'un arbre. Il plaça sa main derrière sa tête et ramena ses jambes vers lui pour cacher son sexe. Il finit par demander en criant, bien malgré lui.

    — Qu'est-ce... qu'est-ce qui s'est passé !?

    Il aurait peut-être rajouté "pourquoi est-ce que j'étais par-dessus toi" mais cette question était presque idiote. William devait être le seul qui s'était rendu compte de la situation. Ce dont il se souvenait était le début de la rencontre avec Prudence, jusqu'à ce que celui-ci lui demande "As-tu déjà couché avec un homme, William ?". À ce moment là, Will avait vu noir et s'était retrouvé là... en train de... coucher avec Prudence...

    Waterhouse posa sa main sur son front, regardant nerveusement autour de lui. Au moins, il reconnaissait les lieux. Mais comment diable s'était-il retrouvé dans cette situation. Qu'avait-il manqué ? C'était dans ce genre de situation qu'il se rendait compte à quel point ses trous noirs pouvaient être dangereux parce que du jour au lendemain, il pouvait se retrouver dans le lit d'un autre. Ses yeux fixaient le sol. La peur se reflétant dans son regard, il murmura pour lui-même.

    — Je vais me faire tuer... S'ils l'apprennent, ils vont me tuer.
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Re: Promenade nocturne + Rencontre inopiné [Pv : Prudence d'Élégancia]

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